vendredi 26 mars 2010

Souvenirs éclatés

Elle a mangé, elle a trop mangé. Son ventre bourdonne, les aliments sont des cailloux dans son estomac. Il faut faire sortir le mal pesant. Elle hésite, mais finit par s'exorciser. Le cul de la brosse à dent lui écorche le gosier, elle déglutit et soupire. Quel bonheur de voir ses lourds cailloux dans la cuvette, elle tire la chasse. Sayez elle se sent légère. Elle efface les traces du crime.





Pas de bisou, pas de câlin. Montrer ses sentiments, c'est pas pour lui. Foncer, se battre, mordre avant de se faire manger, ça c'est mon père. Fier de ses enfants? Sûrement, peut-être, je sais pas. L'oignon a plusieurs couche, il suffit de le peler pour atteindre le coeur. Papa n'est pas un oignon.





Tout tourbillonne, il tangue. Il rigole, il pleure, il crie. Il parle, il parle, il parle et il parle. L'inconscient conscient. Il aime. Il trébuche, il tangue, il rigole. Il oublie tout. Première cuite.






Je l'aimais, elle m'aimais
Comme elle se maquillait, je me maquillais
Elle parlait, je l'écoutais
Malade, elle est tombée, les yeux j'ai, fermé
Ses cheveux une fois tombé, moins elle me voyait, mieux elle se portait
Quand mes yeux j'ai réouvert, le cercueil se refermait
Enorme culpabilité, Amour d'une éternité et soulagement inexpliqué.

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