« Par quoi commencer ? Quel trajet ? J’en sais rien… Peut-être celui qui m’a permit de vaincre ma peur du noir… Vers mes 11 ans… Non, trop banal, et puis de toute façon, à bien y réfléchir, dire qu’une flamme (imaginaire bien sûr…) me suivait dans l’escalier sombre et sans éclairages, quand je partais le matin au collège, et qui s’arrêtait à la porte, n’est pas quelque chose de très palpitant. Donc, on oublie. Pourquoi pas celui où je me cogne contre mon premier poteau dans la rue ? Non, à part découvrir que le corps humain est fait de telle sorte, qu’il laisse une trace, même éphémère, de ce qui lui arrive, ce trajet ne pas servi à grand-chose… Ah si !! Je sais !! Tous les trajets fait sous la pluie !! Avec les flaques, et que sautais dedans… Non, maman n’aimait pas ça… Et à part prouver que quand j’étais gosse, j’étais un peu con, et que j’ai su rester gamin… Bref, passons. Ce n’est pas facile quand même, de trouver un bon trajet… Surtout pour un fainéant. Ooooh je sais !! Les trajets de mon esprit. Ça peut-être marrant de raconter comment mon esprit s’est rendu compte que le fait que l’on soit comme tout le monde, ou qu’on affiche une certaine différence, ne sert à rien quand on décide d’être plus chiant que la moyenne, on ne nous remarque pas forcément…Et donc, quitte à être chiant, autant être différant des autres. (Pourtant, moi planté au beau milieu d’un trottoir, juste pour faire chier, pour ne pas me voir, il faut en vouloir…). Non, finalement, on oublie aussi. Pourquoi ne pas raconter ce qui m’a passé par la tête, le jour où je fêtais mon anniversaire avec des potes, et que j’ai décidé de courir à poil partout dans le jardin en criant « Chaussettes, Chaussettes, Chaussettes, yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !! » et tout ce qui va avec… Ah ben non, j’étais bourré, c’était pas un résonnement conscient, et pas très utile non plus d’ailleurs. Ça ne compte pas. Par contre, je peux raconter le trajet de chez moi au magasin, où j’ai acheté de l’alcool pour cinq, mais pour moi… Quoi que non, il ne s’y ai rien passé, mis à part le caddie piqué (mais que j’ai rendu), par ce que j’avais la flemme de tout porter jusqu’à chez moi… Il y a toute succession de projection mentale aussi, dont je pourrais parler, celles que l’on a quand on est confortablement installé, et qu’on s’aperçoit qu’on doit se lever pour aller chercher un truc… Non, il y en a trop. Et en plus ça renforcerait mon côté fainéant, déjà connu de tous.
« Eurêka !! J’ai trouvé ! « J’étais trop près pour l’entrevoir. La réponse était devant moi, juste devant moi. […] Il me suffisait d’y penser, finalement ce n’est pas sorcier », je vais dire que tout ce que j’ai voulu écrire jusqu’ici, mais que finalement je me suis résigne de faire, fait parti du trajet que mon esprit a parcouru pour finalement écrire ce qui va suivre : J’ai fait beaucoup de trajets dans ma vie, que ce soit physiquement ou mentalement, mais en fin de compte, je me suis bien fait chier quand même. Bon, Ok, c’est un peu facile comme échappatoire, mais bon, si j’étais une personne qui réfléchit, ça se saurait… »
lundi 22 décembre 2008
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2 commentaires:
Je me demande, en lisant ce énième texte de toi qui met en scène le narrateur et son double persécuteur (tu en as toujours nun qui parle, et l'autre qui lui dit Non, c'est con ce que tu dis, c'est pas intéressant, oublie...) Bref je me demande, en lisant ça, si tu ne devrais pas une bonne fois décider de te foutre la paix à toi-même.
Mais c'est peut-être un peu psy-psy comme commentaire....
C'est que je dois pas être seul dans me tête alors...
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