lundi 22 décembre 2008

Les bruits de l’enfance.

" Un bruit de vitre brisée. Ça me rappelle la fois où je suis passé la tête la première dans un des carreaux de la vitre du magasin de mes parents. J’étais sur un petit camion en plastic. Je me souviens encore Du bruit des roues. Une sorte de grincement de plastic. Un grincement comme le faisait le rideau de fer du magasin. Un son plus métallique cette fois. Un bruit métallique, comme celui de mon premier taille crayon et ma première règle en fer qui s’entrechoquaient dans mon cartable. D’ailleurs, je me souviens du bruit que faisaient ses lanières qui frottaient sur mon t-shirt. Un bruit de tissu que l’on froisse avec force. Bien différent de celui du fer à repasser, lorsqu’il rentre en collision avec la planche. Une sorte de choc sourd, atténué en parti par le vêtement entre lui et la table. Parlons-en des chocs. Un des plus marquant, bien que presque inaudible, est un de ceux que j’entends encore aujourd’hui. Celui du crayon qui rentre en contact, avec une feuille. Il est d’ailleurs surprenant qu’il ne soit pas le premier à avoir était entendu, pour un travail d’écriture portant sur les sons… D’autres chocs encore, comme celui du petit corps d’un enfant qui, ne sachant pas encore marcher, chute au sol, les pieds encore entrecroisés. Bien sur, je ne me souviens pas du bruit de mes chutes, lorsque j’apprenais à marcher, ceux dont je me souviens, sont ceux des chutes de ma sœur, j’avais 6 ou 7 ans quand elle fit ses premières chutes. Je mes souviens aussi de ses rires, qui était une succession de « a ». Ce qui me fait penser au brouhaha que faisaient toutes les voix à l’unisson, quand on m’a apprit l’alphabet à l’école. L’école justement. Moi qui pensais avoir quitter pour toujours les cris et les rires, ainsi que les pleurs des écoles maternelles en quittant la mienne, m’y revois-ci plongé depuis 2 ou 3 semaines. Il y a une école maternelle à 20 mètres de chez moi. Les voitures qui, chaque matin et chaque soir, déposent et récupèrent les enfants, me rappellent aussi le boucan que fait la grande ville, avec toutes ses voitures. Une succession de bruits se mêlant les uns aux autres. Et autant de souvenir d’enfance. Un bruit pose, cependant, une question : Le jour où je me suis cogné contre une boite aux lettres, à cet âge ingrat, où l’on est pas assez grand pour les voir de loin, mais plus assez petit pour pouvoir passer dessous, ce jour là donc, quand j’ai cogné ma tête sur cette boite aux lettres, la quelle des deux, à sonnée creux ? »

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