vendredi 26 mars 2010

MAL AU CORPS

"Tout va bien dans mon couple", voilà ce que je réponds à mes copines. Mais en réalité quelque chose planait. "Mon homme", comme j' aimais si bien l'appeler, n'était plus le même. Il rentrait à l'appartement très tard, histoire que je sois fatiguée et que je ne l'assaille pas de question emmerdante: "Alors qu'est-ce-que t'as fait aujourd'hui?", "Qu'est-ce-que t'as mangé?"etc... On ne se parlait plus que pour se faire des reproches: "T'as pas rabaissé la lunette des W.C!", "T'es jamais à la maison!", "Tu te maquilles trop!", "Tu me soûles", "T'as encore acheté du maquillage alors qu'il n'y a plus de lait!".
En bonne sentimentale qui aime les mélodrames, un soir, alors qu'on était dans le lit, avec une boule au ventre et le coeur qui s'accélère je me lance et je me décide enfin à lui poser la question fatidique: Vous savez la question qui nous brûle les lèvres, mais que nos cordes vocales refusent de sortir, car l'on sait pertinemment que la réponse peut nous être fatale. Il est 23h30, je me lance: "Qu'est-ce-qui nous arrive?"_ 23h31: toujours aucune réponse._23h32: La machine est lancée, je ne m'arrête plus: "Tu n'as rien à me dire?! J'ai l'impression qu'on ne se supporte plus! ça fait deux semaines qu'on vit comme des colocataires, aucune attention, aucun câlin! J'arrive enfin à mon but, je le sens crouler sous cet amas d' interrogations, il explose, mais contrairement à moi, une phrase lui suffit: "Il faut qu'on se sépare". On long débat s'ensuit, non, un monologue en réalité. Puis je lui dit: "C'est bien beau de se séparer, mais on vit tout de même ensemble, donc je vais chez Julie c'est ça?" En guise de réponse: un haussement d'épaule. "On est donc célibataire?" _ "Non, c'est une pause".Ses réponses monophrastiques m'exaspère.
Je suis en colère. Pourquoi? De m'être autant investit pour rien. Non finalement, j'étais en colère de m'être trop investit et de l'avoir étouffé. Oh! Je sais plus. J'en dors pas, et pourtant demain faudra aller travailler, sourire à des clients qui ne savent pas lire un prix derrière un article, ou à des clients qui nous monopolisent une heure pour trois barrettes. Je suis en colère contre tout. Tout s'écroule, tout mes repères.
Je pars chez Julie qui m'accueille à bras ouverts. Je suis atterrée. Elle veut me faire rire, mais je ne suis pas chez moi, avec l'homme que j'aime. Un seul sujet m'obsède: La pause. Je pleure, puis l'heure qui suit je suis en colère, je veux me venger, mais de quoi? Je m'apprête, je sors le décolleté, je change de coiffure avant de sortir, je découvre mes jambes, en espérant le croiser et provoquer chez lui un déclic. Résultat: Je ramasse des commentaires douteux des crevards de la rue des Lombards, sans jamais le croiser. Mon rythme de sommeil était passé de 8h à 4h. On réfléchi, on analyse, on monopolise la parole pour ne parler que de lui. Julie me confisque mon portable. Le but étant de ne pas lui donner de nouvelles. Je rentre à l'appartement quand il est absent, j' hume ses vestes, je range même l'horrible bordel qu'il a laissé. Je me fais engueuler par Julie, elle me donne son plan qui se résume en une phrase: "Fais-le galérer".
Une semaine passe, puis deux, en pleine rédaction de mon mémoire, je pète un plomb et décide de le voir pour parler et décider enfin de l'avenir de notre couple. Le rendez-vous était pris à 15h. Plus les minutes passent, plus ma boule au ventre grandit. J'ai peur et j'ai hâte de le voir. J'arrive à l'appartement de son collègue. Je monte les escaliers, mon coeur va sortir de ma poitrine, j'en peux plus. Je me dis: Sois forte! J'ouvre la porte, en inspirant profondément. Il est devant moi, encore plus beau que dans mes souvenirs. Je l'aime, c'est une certitude.
On s'isole pour discuter, il me prends dans ses bras en me disant qu'il m'aime et qu'il a bien réfléchi: notre histoire n'est pas prête de s'arrêter. Vous allez me dire: "C'est trop facile! Il te fais galérer et il claque des doigts pour que tu reviennes et tu le fais." Dans cette période de trouble, vous vous dîtes que la machine de guerre que je suis, a forcément écouté son orgueil et sa fierté et la remballé vite fait bien fait. Eh bien non! La machine de guerre a tout simplement écouté son coeur et s'est apaisée au creux de ses bras.

Souvenirs éclatés

Elle a mangé, elle a trop mangé. Son ventre bourdonne, les aliments sont des cailloux dans son estomac. Il faut faire sortir le mal pesant. Elle hésite, mais finit par s'exorciser. Le cul de la brosse à dent lui écorche le gosier, elle déglutit et soupire. Quel bonheur de voir ses lourds cailloux dans la cuvette, elle tire la chasse. Sayez elle se sent légère. Elle efface les traces du crime.





Pas de bisou, pas de câlin. Montrer ses sentiments, c'est pas pour lui. Foncer, se battre, mordre avant de se faire manger, ça c'est mon père. Fier de ses enfants? Sûrement, peut-être, je sais pas. L'oignon a plusieurs couche, il suffit de le peler pour atteindre le coeur. Papa n'est pas un oignon.





Tout tourbillonne, il tangue. Il rigole, il pleure, il crie. Il parle, il parle, il parle et il parle. L'inconscient conscient. Il aime. Il trébuche, il tangue, il rigole. Il oublie tout. Première cuite.






Je l'aimais, elle m'aimais
Comme elle se maquillait, je me maquillais
Elle parlait, je l'écoutais
Malade, elle est tombée, les yeux j'ai, fermé
Ses cheveux une fois tombé, moins elle me voyait, mieux elle se portait
Quand mes yeux j'ai réouvert, le cercueil se refermait
Enorme culpabilité, Amour d'une éternité et soulagement inexpliqué.

vendredi 29 mai 2009

résultats des courses

Amis de l'atelier, voici les notes du semestre.
Prenez-les avec les pincettes qui s'imposent. Il faut trouver des critères de jugement, qui sont largement arbitraires. Qui sont scolaires, surtout. L'école et l'art n'ont jamais fait bon ménage.

Mais telle est la loi.
Que cela ne vous arrête pas, surtout. Croyez en vous.
Bonne écriture, à l'année prochaine!
(Les notes sont répétées 3 fois parce que j'ai recopié le fichier Excel. Je ne corrige pas, je n'ai pas le temps, vous comprendrez.)



ACHARD AURELIE 14,00 14,00 1 14 X
ARNOLD PAULINE 15,00 15,00 1 15
BECHIR ALEXANDRA 13,00 13,00 1 13
BELLANO LYDIE 15,00 15,00 1 15
BOUVARD JUSTINE 15,00 15,00 1 15
BRUN MARINE 15,00 15,00 1 15
CLEMENT ANDY 17,00 17,00 1 17
DAYRE VANESSA absent 1
DEJARDIN CHRISTELLE 16,00 16,00 1 16
FRAISSE MANON 18,00 18,00 1 18
GALLAND BENEDICTE 17,00 17,00 1 17
GHERDIS ACHOURA absent 1
LABORDE LEONIE 16,00 16,00 1 16
LUDENA TRISTAN 16,00 16,00 1 16
MALNIS MEDERIC absent 1
MERCIER BLANDINE 15,00 15,00 1 15
PANDO ANNE-LISE 17,00 17,00 1 17
PORTES CINDY 14,00 14,00 1 14
POULAIN LAURE 16,00 16,00 1 16
RUTBI CAROLE 17,00 17,00 1 17

jeudi 21 mai 2009

Même pas peur... (final)

Dans neuf coups, le minuit lugubre sera là. Lui, il est là, à son bureau. Face à la fenêtre. La pluie tombe. Il est pensif. « Ça y est, il est minuit... Le rituel annuel va bientôt commencer. Ma Mère va venir dans quelques secondes taper à ma porte... Je hais ce soir... » Le temps passe, mais elle n'arrive toujours pas. L'orage s'intensifie et le tonnerre gronde. La pluie frappe de plus en plus fort sur la vitre.
« Je vais lire un peu en attendant l'exécution du plan habituel... »
Il se lève, va vers la bibliothèque. Il prend un livre... Histoires Grotesques et Sérieuses d'Egard Poe. Un de ses favoris. Il retourne s'assoir et commence à lire. Avant d'arriver à la vingtième page, il entend un bruit dans l'allée. Sans se lever de sa chaise, il regarde par la fenêtre. Trois enfants sillonnent l'allée. « Ça y est, ils sont là, ça va recommencer. Comme chaque année... » Les enfants tapent à la porte, on leur ouvre, et ils repartent.
« Mais que fait Maman ? Elle devrait déjà être montée... »
Il se lève, se dirige vers la porte, l'entrouvre et écoute. Il entend sa Mère parler avec son Père. Comme à chaque fois, ils crient. Il referme sa porte et retourne à sa lecture. Les vagues d'enfants, tantôt accompagnés d'adultes, tantôt seuls, se succèdent, et viennent s'écraser à la porte d'entrée, et repartent, comme repoussés par la paroi rocheuse de la maison.
Dans l'allée, que ce soit à l'aller comme au retour, les enfants dansent et chantent... Leur joie lui rappelle à quel point il est seul dans l'immensité de sa chambre. En réalité elle n'est pas vraiment grande, mais les ombres et les éclairs qui se jettent à corps perdu dans la pièce, se reflétant dans les miroirs, la rendent plus grande. Il finit la première histoire de son livre, quand on tape à la porte, de la chambre cette fois...
« – Maman ? C'est toi ?
– Non ! C'est ton Père... Ta Mère va venir d'ici une demie heure avec tes apparats...
– Oh, d'accord. »
La discussion s'était faite porte close. Lui et son père ne sont plus en bon termes depuis trois ans. Depuis ce soir tragique. Trois ans, jour pour jour... C'est en partie pour ça qu'il n'aime pas ce soir de l'année. Alors que tous les autres enfants s'amusent et chantent dans les rues déguisés en monstres, lui, il fait face au sien. Chaque année depuis trois ans, tous les soirs et plus encore se soir là, il s'assoie face à son bureau, et une photographie de sa Mère. Sa Mère était styliste, mais comme elle n'aimait pas les grandes villes, elle avait réussi à convaincre son mari d'habiter dans un village de montagne. Elle aimait créer différentes tenues, si bien qu'à chaque soir d'halloween, il pouvait se vanter d'avoir un des plus beaux costumes. Un soir où il attendait dans sa chambre qu'elle vienne le chercher, il a entendu une conversation plus que mouvementée venant de la salle à manger. Les cris de sa Mère, piquant sa curiosité au vif, l'on poussé à descendre voir ce qu'il se passait. Quelle erreur ! Aussitôt arrivé au bas des escalier, il entrevoit dans l'encadrement de la porte de la salle à manger, son Père et sa Mère en train de se disputer plus que violemment. Il voulu s'interposer, mais son Père le repoussa avec force. Impuissant, il s'assoit dans les escaliers, se repliant sur lui même, et assistant au terrible spectacle.
« -Tu me trompes, n'est-ce pas ?
-Mais qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Tu sorts de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, voilà ce qui me fait dire ça !
-Ne dis pas de sottises voyons. Tu sais bien que mon métier m'oblige à me rendre chez les gens. Il faut bien que je prenne leur mesures non ?
-Peut être, mais ça explique pas pourquoi tu passes de plus en plus de temps dehors. Tes clients sont de plus en plus gros c'est ça ?!
-Calme toi ! Tu es encore saoul !
-Non, je me calme pas ! En plus, avant tu faisais que des tenues pour femmes, maintenant, tu en fais aussi pour hommes ! Je suis sûr que pour te payer, tes clients négocient avec toi « à bras le corps » pour ainsi dire !
-Ça suffit maintenant, j'en ai assez de tes remarques. Regarde toi, tu n'es plus qu'une épave, détruite pas l'alcool. Je suis sûre qu'il y a plus d'alcool dans ton sang que dans la bouteille que tu tiens !
-C'est pas l'alcool le problème, c'est toi et ce que tu fais avec ton cul ! »
Il lui porte un violent coup de poing au visage, et la fait tomber au sol. Elle ne peut plus retenir ni ses larmes, ni ce qu'elle a sur le c?ur. Elle éclate en sanglots et poursuit :
« -Surveilles tes paroles, j'en ai plus que marre ! Tu veux que je te dise ? Oui je te trompe. C'est pas pour rien que je reste à la maison le moins souvent possible. De ton réveil à ton couché, tu sembles être greffé à cette maudit bière ! J'élargis ma clientèle pour ne plus avoir à te voir ! Et oui, certain me paye en nature !! »
Il l'attrape par le col et la tient droite face à lui. A force qu'elle se débatte, il fini par la lâcher, et elle retombe sur ses pieds.
« -Pourquoi tu me fais ça, espèce de co...
-Notre enfant est là surveille ton langage ! Pourquoi je fais ça ? Mais regarde toi ! Dès que tu as bu, tu ne te contrôle plus, tu deviens violent, m'insultes et parfois même tu me frapes ! Sûrement que l'alcool a détruit ton seul neurone, mais on a déjà eu une conversation similaire, et on avait même tenté de trouver un compromis, j'arrêtais de travailler les week ends et toi de boire. Mais ça n'a pas marché, et voilà où on en est aujourd'hui ! Et si je vais voir ailleurs pour des relations sexuelles, c'est parce que depuis que tu bois, en plus d'être violent, tu es des moments d'impuissance, et les rares fois où l'on arrive à quelque chose, ta violence s'immisce sous nos draps ! Je ne peux plus vivre dans ces conditions ! »
Il reste assis dans son coin, et regarde ses parents se détruire l'un l'autre. La Mère à coup de paroles blessantes, et le Père, à coups de poing...
Un quart d'heure vient de passer. C'est bientôt l'heure. Les enfants continuent de se succéder par vagues devant la maison. Et tous repartent en chantant « Tricks or Treat »... « Pfff, « des farces ou des sucreries »... Ça fait trois ans que je ne fais plus de farce et que je n'ai pas de sucreries... Quand je sors dans la rue, tout ce que les gens disent c'est « Ah regardez, c'est l'enfant du travelo »... Je hais vraiment cette fête... C'est bien parce que c'est ma façon de rendre hommage à ma Mère que je continu... Je souffre une seule fois par an, c'est bien moins que ce qu'elle a endurée Elle... » Le temps ne passe pas assez vite, et ce dernier quart d'heure semble durer une éternité... Il voit de plus en plus d'enfants venir s'échouer à sa porte, avant de repartir, soufflés au large par le Père. L'orage se fait plus fort, et les éclairs projettent les ombres des arbres devant sa chambre, sur le mur derrière lui. Elles y dessinent un spectacle fascinant et effrayant à la fois. Il détache son regard de cette fresque macabre et se replonge dans sa lecture. Les enfants qui viennent taper à la porte, tape violemment, car personne ne le répond. Un coup, encore un coup, un autre coup, et...
Un coup de trop, et sa Mère tombe au sol. Pris de panique, le Père la relève, mais elle semble inconsciente. Il hurle à son fils de se précipiter dans la voiture, qu'il allait l'y rejoindre. Le temps qu'il attache sa ceinture, son Père arrive déjà avec à son bras, sa Mère, toujours inconsciente. Il la dépose sur le siège arrière, et démarre la voiture. Sur la route, le jeune homme peut voir tous les enfants qui s'amusent, et il a du mal à se faire à l'idée, que cette année, il n'est pas avec eux. Sur la route, son Père conduit brutalement, si bien qu'un virage pris trop rapidement fit renverser sa Mère sur lui. Sa tête vint se poser sur son épaule. « Elle semble calme et endormie. » Se dit-il. Son Père n'arrête pas de dire : « Je suis désolé mon Fils, je ne voulais pas ça ! » Pas ça quoi ?...
Plus que cinq minutes et la Mère ne va pas tarder à arriver. Il attend ces dernière minutes dans le froid de sa chambre... Une buée sort de sa bouche à chaque soupirs. Elle attend, tapie derrière ses dents, pour bondir, dès qu'il ouvre sa bouche, sur un proie invisible... Les cinq minutes sont finies, mais Elle n'est toujours pas là... Inquiet de ce retard, il se lève pour aller à la porte. Il entend crier. Il y a deux voix, une masculine, et une qui s'efforce d'être féminine. Les Parents se disputent à nouveau. La demie heure va connaitre des prolongations... Il s'assoit dans l'encadrement de sa porte, et y reste en silence, un ?il sur le spectacle des ombres dansant sur le mur, et une oreille sur ce qui se passe en bas...
La voix de l'Homme se fait de plus en plus forte et prend le pas sur celle de la Femme. Un dernier cri, et la voix de la Femme semble s'être éteinte... Il ne reste que le Père. Il fait les cent pas. Lui, il se lève, et retourne à son bureau pour tenter de se replonger dans sa lecture. Dehors la pluie a cessé. La demie heure est maintenant plus que passée, la maison semble vide, seul le bruit des pas du Père retenti dans le silence de mort qu'il règne à présent... Dans le calme et la pénombre, il entend tout ce que fait le Père. Le bruit de ses pas est rapide et répétitif, et semble s'étouffer... « Il doit sûrement retourner à la cave... Comme toujours ». La cave, elle est sous sa chambre à Lui, deux étages en dessous pour être exact. C'est là qu'il va à chaque fois, avec sa Mère quand ils se disputent, depuis la tragédie d'il y à trois ans. Le Père n'insulte plus la Mère, et c'est elle qui lui fait des reproches. Elle l'insulte et le fait passer pour un moins que rien « Battre ta femme ! Tu n'as pas honte ? Je vois que tu deviens aussi courageux que performant sexuellement !! » Il répond à chaque accusations par des salves de coups de poing. Mais sur quoi tape-t-il ? Chaque coup résonne sur une plaque de métal, peut être le chauffe-eau...
Grâce à ce silence d'église, le moindre bruit dans la maison ne peut pas lui échapper, et les vagues d'enfants semblent s'être arrêtées, comme s'est arrêté l'orage. Il n'y a donc rien qui puisse parasiter son ouïe... Il tend l'oreille. La voix de la Femme se fait entendre à nouveau, elle est tremblante. Elle supplie. L'Homme donne un ton sévère à sa voix, et après les bruits de fracas, ces mots sont lâchés : « Il me faut finir ce que j'ai commencé il à trois ans !Je n'en peux plus ! ». « Mais qu'est ce qu'il veut finir ? » se demande le Garçon. Au bout de quelques minutes, un ultime cri de douleur est poussé par la Femme. Et rien de plus. Tout est calme, comme ce soir là dans la voiture, en route pour l'hôpital...
Au bout de quelques minutes de voiture, il sent sur son épaule une chose chaude. Il tourne la tête et voit le haut de sont T-Shirt se teinter de rouge. Le sang coule paisiblement le long de la nuque de sa Mère, et vient trouver refuge dans le creux de son coup, dormant aussi paisiblement que sa propriétaire. Ils arrivèrent vite à l'hôpital, mais pas assez... Sa Mère était morte sur son épaule...
En état de choc, il est resté inconsolable toute une année. Lui et son Père voyaient régulièrement un psychologue. Alors que, péniblement, il se remet, son Père est encore aujourd'hui marqué par ce drame. Si bien, que parfois, il se plait à mettre les habits que sa femme confectionnait. Et depuis, chaque soir d'halloween, il monte dans la chambre de son Fils avec un costume pour la soirée. Mais ce soir, il n'est pas là. Du moins pas encore. Il arrivera bientôt...
Peu de temps après le dernier cri de la Femme, le pas du Père se fait entendre. Beaucoup plus lourd et décidé que précédemment. Le bruit de chacun de ses pas est suivi, parfois, d'un autre son. Plus métallique cette fois-ci. Il est maintenant dans le salon, son pas est suivi d'un grincement sur le parquet. Lui, il se retourne et se concentre sur sa lecture, pour ne pas entendre l'approche du Père, qui est maintenant dans l'escalier.
Il est dans le couloir. Après y avoir fait les cent pas, il vient frapper à sa porte.
« – Mon Fils, ouvre cette porte ! C'est l'heure de partir... »
– Mam...”
Non ce n'est pas Elle... C'est impossible. Il se lève et ouvre la porte. Dans la faible lueur provenant du bas des escaliers, il aperçoit la silhouette massive de son Père, et dans le prolongement de son bras, une forme semblable à celle d'une pelle. La Masse sombre s'élève, son extrémité plate, allongée et en forme de pointe cache le peu de lumière provenant du salon, et seul un liseré de clarté faiblarde en dessine les contours. La pelle s'abat.

lundi 18 mai 2009

J'aurais pas dû y aller. Je savais pertinemment ce qui allait m'arriver si jamais j'acceptais cette proposition. J'y suis allée parce que j'avais envie. Ou peut-être par soumission. le chemin fut court. La peur me montait au ventre, mais je n'avais plus le choix. Pourtant, si j'avais pu marcher à reculons, je te jure que je l'aurais fait.
Il pleuvait ce jour-là. J'avais détaché mes cheveux. Avec l'humidité, ils ondulaient. Je savais qu'il aimait ça. Je suis arrivée trempée, mais ce n'était pas grave. Ce qui l'était plus c'est que je commençais à trembler, à bégayer, en demandant au secrétariat de la fac où se trouvait l'ampli A2. Il m'avait envoyé un mot en me disant Retrouve-moi en A2, l'amphi sera vide, on aura plus d'espace.
– Tournez à gauche et prenez l'ascenseur, me dit la secrétaire avec un grand sourire.
Prendre l'ascenseur, moi? Elle m'avait bien regardée? Claustrophobe comme je suis! jamais de la vie! Autant qu'elle le prenne avec moi, et puis comme ça, je ne serai pas seule quand j'entrerai dans cette pièce immense, avec lui dedans.
Je lui demandai donc si elle pouvait m'accompagner. Elle accepta, et je me retrouvai dans l'ascenseur avec une illustre inconnue au sourire forcé, qui n'avait aucune envie de m'aider à me sentir à l'aise.
L'absence de confiance en soi, ce vide, je le ressens. Tu as mal à l'estomac mais tu as promis. Alors tu mondes. Ensuite vient l'absence de langage pour remercier la gentille dame qui a fait sa B.A. de la journée.
Tu bégaies. Tu sais que dans deux minutes, tu ne seras plus toi. Tu ne seras plus celle qui sourit parce qu'elle est obligée de sourire. Mais tu es vraiment toi quand tu le fais.
Il était là, dans cette vallée obscure, où tout était superficiel. L'absence de confiance s'accentue. Et c'est le néant que tu as sous les pieds, le vide.
– Bonjour, me dit-il en s'approchant de moi.
Je tourne la tête pour éviter qu'il m'embrasse. J'ai pas envie. Pas envie qu'après ça, il n'y ait plus rien. Alors j'attends, comme si j'avais le pouvoir de dilater le temps, de le rendre extensible.
– Tu as deux minutes de retard.
– Je sais. Arrête, tu veux?
Ça y est, l'agression commence. L'absence de communication. Les non-dits dans le discours. Les lacunes dans la relation. C'est peut-être ça qui maintient, cette confusion totale.
L'idée de ne plus pouvoir maîtriser aucune de mes émotions provoque chez moi une sorte de jouissance dont j'assume les conséquences.
– On a fait un T.P. de chimie, reprend-il avec un sourire presque narquois. Je suis fatigué. Je vais pas avoir mon semestre. De toute façon, ça sert à quoi?
Et voilà, c'est reparti. Vas-y que je te noie dans mon monde scientifique, obscur, et j'évite les conversations, celles qui blessent.
– Tu t'en es bien sorti? demandai-je?
Je ne l'avais toujours pas regardé dans les yeux.
– Si on veut. J'ai loupé que la première partie, le reste ça ira tout seul.
Il essaie de me prendre les mains. J'évite. Je sais que ça va dégénérer et qu'après, quand je vais devoir repartir, son absence et le silence qu'il y a quand il n'est pas là me blesseront sans me tuer. Mais il joue. Il a posé sa main sur mon genou. C'est trop tard. Je m'abandonne. Je deviens aussi noire, aussi sinistre que lui. J'ai l'impression d'être une autre personne.
Cette schizophrénie, je n'aime pas la ressentir. C'est lui qui m'entraîne vers le bas. C'est comme s'il me disait: Avec moi, t'es en enfer. Et plus je m'obstine à vouloir remonter vers la vie, plus il me tire.
Mais je suis légère. Et faible. Une heure. Deux heures.
Trois heures passées avec lui sans un mot échangé, rien. Le fil d'Arianne qu'il a tissé réside dans l'absence d'à peu près tout ce qui fait l'humain.
En repartant, je pense à sa chair, que j'ai mutilée sans comprendre pourquoi je l'ai fait. À ses dents qui sont entrées dans ma peau sans qu'il y ait la moindre souffrance en moi.

J'aurais pas dû y aller. Mais à chaque fois je dis ça.

Il y a un arbre planté devant chez moi. Je le regarde en me disant que ce n'est pas possible, que cet arbre avec un si beau tronc symbolise la paix et la sérénité.
J'imagine alors un olivier tordu parce qu'il a été mal planté, qu'il n'a pas eu de tuteur pour le soutenir. Un olivier qui n'a pas de sève, voilà ce que j'imagine.
Demain, quand il ne sera pas là, quand il me dira qu'il n'y a rien entre nous, je ferai semblant de ne pas avoir mal.
Mais j'écrirai cette journée qui n'en a été qu'une parmi d'autres. Je peux tout combler sauf le vide, ce vide qu'il crée.
J'écrirai pour qu'il n'y ait plus d'absence.

dimanche 10 mai 2009

Même pas peur d'abord...

Dans neuf coups, le minuit lugubre serra là. Lui, il est là, sur son bureau. Face à la fenêtre. La pluie tombe. Il est pensif. « Ça y est, il est minuit... Et allez, comme chaque année, ça va être la même rengaine... Ma Mère va venir dans quelques secondes taper à ma porte... Je hais se soir... » Le temps passe, mais elle n'arrive toujours pas. L'orage s'intensifie, et le tonnerre gronde. La pluie frape de plus en plus fort sur la vitre. « Je vais lire un peu en attendant l'exécution du plan habituel... » Il se lève, va vers la bibliothèque. Il prend un livre... Histoires Grotesques et Sérieuses d'Egard Poe. Un de ses favoris. Il retourne s'assoir et commence à lire. Avant d'arriver à la vingtièmement page, il entend un bruit dans l'allée. Sans se lever de sa chaise, il jette un œil à la fenêtre. Trois enfants parcourent l'allée. « Ça y est, ils sont là, ça va recommencer. Comme chaque année... » Les enfants tapent à la porte, on leur ouvre, et ils repartent. « Mais que fait Maman ? Elle devrait déjà être montée... » Il se lève, se dirige vers la porte, l'entrouvre et écoute. Il entend sa Mère parler avec son Père. Comme tout le temps, ils crient. Il referme sa porte et retourne à sa lecture. Les vagues d'enfants, tantôt accompagnés d'adultes, tantôt seuls, se succèdent, et viennent s'écraser à la porte d'entrée, et repartent, comme repoussés par la paroi rocheuse de la maison. Dans l'allée, que ce soit à l'aller comme au retour, les enfants dansent et chantent... Leur joie lui rappelle à quel point il est seul dans l'immensité de sa chambre. Qui ne l'est pas tant que ça en réalité, mais le ombres et les éclairs qui se jettent à corps perdu dans la pièce, se reflétant dans les miroirs, la rendent plus grande. Il fini la première histoire de son livre, quand on tape à la porte, de la chambre cette fois... « Maman ? C'est toi ? » « Non ! C'est ton Père... Ta Mère va venir d'ici une demie heure avec tes apparats... » « Oh, d'accord. » La discutions s'était faite porte close. Lui et son père ne sont plus en bon termes depuis trois ans. Depuis se soir tragique. Le même que ce soir. C'est en partie pour ça qu'il n'aime pas ce soir de l'année. Alors que tous les autres enfants s'amusent et chantent dans les rues déguisés en monstres, lui il combat le sien, l'empêchant de refaire surface. Il s'agit d'un souvenir trop douloureux pour qu'il le laisse ressurgir. Alors, chaque année depuis trois ans, tous les soirs et plus encore se soir là, il s'assoie face à son bureau, et une photographie de sa Mère, quand elle était encore là pour lui à chaque fois qu'il en éprouvait le besoin. Cette présence maternelle, et chaleureuse, lui manque. Il attend encore sa Mère, pourtant, il sait qu'elle ne viendra pas, mais il ne veut pas l'admettre. Du moins pas encore, c'est trop dur pour lui. Son esprit n'est pas prêt. Sa Mère était une grande styliste, du moins dans leur village, ailleurs personne ne la connait. Elle aimait créer différentes tenues, si bien qu'a chaque soir d'halloween, il pouvait se venter d'avoir un des plus beaux costumes. Un soir, où il attendait dans sa chambre qu'elle viennent le chercher, il a entendu une conversation plus que mouvementée à l'étage du dessous. Les cris de sa Mère, piquant sa curiosité au vif, le poussèrent à descendre voir ce qu'il se passait. Qu'elle erreur ! Aussitôt arrivé au bas des escalier, il put entrevoir dans l'encadrement de la porte de la salle à manger, son Père et sa Mère en train de se disputer plus que violemment. Il voulu s'interposer, mais son Père le repoussa avec force. Impuissant, il s'assoit dans les escaliers, se repliant sur lui même, et assistant au terrible spectacle.

Son Père reprochait à sa Mère ses sorties plus que fréquentes. Il la soupçonnait de le tromper. Un soupçon sans fondement, car il n'en a jamais eu la preuve. Comme elle était une styliste très reconnue dans son village, elle sortait souvent pour se rendre chez le gens afin de prendre leurs mesures, pour leur confectionner des tenues tailler sur mesures. Ce qui lui fit penser qu'elle le trompait, c'est le fait qu'elle partait de plus en plus tôt, et rentrait de plus en plus tard. Ses visites s'éternisaient. Quand elle lui disait qu'elle allait chez une femme, ça ne lui posait aucun problème qu'elle rentre tard. Mais depuis un certain temps, elle avait élargie sa clientèle et faisait maintenant des habit pour homme. Cette idée ne lui plaisait guère, il lui avait déjà dit, mais elle ne voulais rien entendre. En réalité, si ses visites chez les gens se faisaient de plus en plus longues, c'est parce qu'il s'était mis à boire, et qu'il a l'alcool violent. Elle ne pouvait plus rester à la maison sans se faire engueuler et traiter de tous le noms d'oiseaux. Elle avait donc décidé d'allonger le temps de ses visites, mais cela ne suffisant pas, elle commença alors à créer des tenues pour hommes. En élargissant ainsi sa clientèle, elle élargissait son temps passé dehors. Ces derniers temps, elle avait même décidé de travailler le week end.. Lui, ça ne lui plaisait pas. Il lui en avait parlé. Ensemble, ils ont essayé de trouver une solution, il avait promis d'arrêter de boire, et elle, de travailler les week ends. Ça n'avait pas fonctionné longtemps. En peu de temps il se remit à boire, et à l'insulter, la traitant de fainéante, parce que pour lui, tailler des habits, ce n'est pas un travail. Elle n'avait pas le droit d'être fatigué, et faisait volontairement un vacarme de tous le diables si elle avait le malheur d'aller se coucher avant lui. Elle avait donc recommencé à travailler les week ends, parfois même, elle restait chez ses clients. C'est quand elle a commencé à rester dormir chez les gens, qu'il à commencé à la traiter de trainer, et qu'il a cru qu'elle le trompé. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il y avait du vrai dans ses divagations d'alcoolique. En effet, il lui arrivé de tromper son mari. En plus d'être devenu violent à cause de l'alcool, ses compétences au lit se sont aussi dégradées, toujours à cause de l'alcool. Il commencé à avoir des fantasmes étranges, parfois très violents, et elle, ça ne lui plaisait pas. Au fur et à mesure que le temps passait, leur relation se dégradait. Elle était sur le point de demander le divorce. C'est d'ailleurs le sujet qui a entrainé la dispute de ce soir d'halloween il à trois ans. Il reste assis dans son coin, et regarde ses parents se détruire l'un l'autre. La Mère à coup de paroles blessantes, et le Père, à coup de poing. Un coup de trop, et sa Mère tombe au sol. Pris de panique, le Père la relève, mais elle semble inconsciente. Il hurla à son fils de se précipiter dans la voiture, qu'il allait l'y rejoindre. Le temps qu'il attache sa ceinture, son Père arrivait déjà avec à son bras sa Mère, toujours inconsciente. Il la dépose sur le siège arrière, et démarre la voiture. Sur la route, le jeune homme put voir tous les enfants qui s'amusaient, et il avait du mal à se faire à l'idée, que cette année, il ne serrait pas avec eux. Il ne le savait pas encore à cette époque, mais il ne les rejoindra jamais plus. Sur la route, son Père conduisait brutalement, si bien qu'un virage pris trop rapidement fit renverser sa Mère sur lui. Sa tête vint se poser sur son épaule. « Elle semble calme et endormie. » Se dit-il. Son Père n'arrêtait pas de dire : « Je suis désolé mon Fils, je ne voulais pas ça ! » Pas ça quoi ? Au bout de quelques minutes, il senti sur son épaule une chose chaude. Il tourna la tête pour prendre connaissance de ce nouvel événement. Il vit le haut de sont T-Shirt se teinter de rouge. Le sang coulait paisiblement le long de la nuque de sa Mère, et venait trouver refuge dans le creux de son coup, dormant aussi paisiblement que sa propriétaire. Ils arrivèrent vite à l'hôpital, mais pas assez... Sa Mère était morte sur son épaule... En état de choc, il est resté inconsolable toute une année. Lui et son Père voyaient régulièrement un psychologue. Alors que, péniblement, il se remis, son Père est encore aujourd'hui marqué par ce drame. Si bien, que parfois, il se plait à mettre les habits que sa femme confectionnait. Et depuis, chaque soir d'halloween, il monte dans la chambre de son Fils avec un costume pour la soirée. Mais ce soir, il n'est pas là. Du moins pas encore. Il arrivera bientôt... « Dans une demie heure... »

Un quart d'heure vient de passer. C'est bientôt l'heure. Les enfants continuent de se succéder par vagues devant la maison. Et tous repartent en chantant « Tricks or Treat »... « Pfff, « des farces ou des sucreries »... Ça fait trois ans que je ne fais plus de farce et que je n'ai pas de sucreries... Quand je sorts dans la rue, tout ce que les gens disent c'est « Ah regardez, c'est l'enfant du travelo »... Je hais vraiment cette fête... C'est bien parce que c'est ma façon de rendre hommage à ma Mère que je continu... Je souffre une seule fois par an, c'est bien moins que ce qu'elle a endurée Elle... » Le temps ne passe pas assez vite, et ce dernier quart d'heure semble durer une éternité... Il voit de plus en plus d'enfants venir s'échouer à sa porte, avant de repartir, soufflets au large, par le Père. L'orage se fait plus fort, et les éclairs projettent les ombres des arbres devant sa chambre, sur le mur derrière lui. Elles y dessinent un spectacle fascinant et effrayant à la fois. Il détache son regard de cette fresque macabre et se replonge dans sa lecture. Plus que cinq minutes et la Mère ne va pas tarder à arriver. Il attend ces dernière minutes dans le froid de sa chambre... Une buée sort de sa bouche à chaque soupirs. Elle attend, tapis derrière ses dents, pour bondir, dès qu'il ouvre sa bouche, sur un proie invisible... Les cinq minutes sont finies, mais Elle n'est toujours pas là... Inquiet de ce retard, il se lève pour aller à la porte. Il entend crier. Il y a deux voix, une masculine, et une qui s'efforce d'être féminine. Les Parents se disputent à nouveau. La demie heure va connaitre des prolongations... Il s'assoie dans l'encadrement de sa pote, et y reste en silence, un œil sur le spectacle des ombres dansant sur le mur, et une oreille sur ce qui se passe en bas... La voix de l'Homme se fait de plus en plus forte et prend le pas sur celle de la Femme. Un dernier cri, et la voix de la Femme semble s'être éteinte... Il ne reste que le Père. Il fait les cent pas. Lui, il se lève, et retourne à son bureau pour tenter de se replonger dans sa lecture. Dehors la pluie a cessé. La demie heure est maintenant plus que passée, la maison semble vide, seul le bruit des pas du Père retenti dans le silence de mort qu'il règne à présent... Dans le calme et la pénombre, il entend tout ce que fait le Père. Le bruit de ses pas est rapide et répétitif, et semble s'étouffer... « Il doit sûrement retourner à la cave... Comme toujours ». La cave, elle est sous sa chambre à Lui, deux étages en dessous pour être exact. C'est là qu'il va à chaque fois, avec sa Mère quand ils se disputent, depuis la tragédie d'il y à trois ans. Le Père n'insulte plus la Mère, et c'est elle qui lui fait des reproches. Elle l'insulte et le fait passer pour un moins que rien « Battre ta femme ! Tu n'as pas honte ? Je vois que tu deviens aussi courageux que performant sexuellement !! » Il répond à chaque accusations par des salves de coups de poing. Mais sur quoi tape-t-il ? Chaque coup résonne sur un plaque de métal, peut être le chauffe-eau... Grâce à ce silence d'église, le moindre bruit dans la maison ne peut pas lui échapper, et les vagues d'enfants semblent s'être arrêtées, comme s'est arrêté l'orage. Il n'y a donc rien qui puisse parasiter son ouïe... Il tend l'oreille. La voix de la Femme se fait entendre à nouveau, elle est tremblante. Elle supplie. L'Homme donne un ton sévère à sa voix, et après les bruits de fracas, ces mots sont lâchés : « Il me faut finir ce que j'ai commencé il à trois ans !Je n'en peux plus ! ». « Mais qu'est ce qu'il veut finir ? » se demande le Garçon. Au bout de quelques minutes, un ultime cri de douleur est poussé par la Femme. Et rein de plus. Peu de temps après, le pas du Père se fait entendre. Beaucoup plus lourd et décidé que précédemment. Le bruit de chacun de ses pas est suivit, parfois, d'un autre son. Plus métallique cette foi-ci. Il est maintenant dans le salon, son pas est suivi d'un grincement sur le parquet. Lui, il se retourne et se concentre sur sa lecture, pour ne pas entendre l'approche de son père, qui est maintenant dans l'escalier. Il est dans le couloir. Après y avoir fait les cent pas, il vient frapper à sa porte. « Mon Fils, ouvre cette porte ! C'est l'heure de partir... » « Mam... Non ce n'est pas Elle... C'est impossible. » Il se lève et ouvre la porte. Dans la faible lueur provenant d'en bas des escalier, il aperçoit la silhouette massive de son Père, et dans le prolongement de son bras, une forme semblable à celle d'une pelle. La Masse sombre s'élève, son extrémité plate, allongée et en forme de pointe cache le peu de lumière provenant du salon, et seul un liseré de clarté faiblarde en dessine les contours. La pelle s'abat.

mercredi 6 mai 2009

La vie est un jeu...

Avant toutes choses :

Ce texte n'a rien a voir avec l'atelier d'écriture, j'ai écrit ça durant le 1° semestre de cette année. Je l'ai déjà présenté à Madame Gaspari, et j'aimerais avoir plus d'avis... Donc je me suis dis : "Où puis-je recueillir des avis ?" Et, j'ai toujours pas trouvé de réponses...En attendant, je le poste ici. Bon, il y a plein de fautes, j'avais le projet de les corriger, mais j'ai la flemme là... Donc concentrez vous sur le fond, et la forme, tout en oubliant l'orthographe, puis je serais ravis de recevoir vos remarques (bonnes ou mauvaises, je prends tout...). Sur ce bonne lecture, ou pas.







Il est 10h30, un mardi matin. En pleine semaine, rare sont les gens dans les rues à cette heure si. Tout le monde travaille, pour ceux qui travaillent, et les autres dorment, ou bien sont à l’école (et ils peuvent aussi y dormir...). Mais ce jour là, Louis, était dans les rues, plus ou moins désertées, par les gens cités plus haut. Aujourd'hui contrairement aux autres jours, il est à pied, il n'a pas pris sa voiture, la suite vous l'expliquera. Le problème, c'est qu'il sort d'un magasin qui est à plus de 3 heures de chez lui, et qu'à 6h30 du matin le bus circulait, mais depuis 9h00, les chauffeurs ont décidé de faire grève. Ils disent bien que c'est par ce qu'ils trouvent qu'ils sont mal payés, mais, les gens disent que c'est juste pour prolonger leur pause qui est à 8h30 et qui fini comme par hasard à 9h00... . Mais revenons à Louis. Plutôt grand et athlétique, il c'est dit :

« Une petite marche, même si elle me prend plus de 3 heures, ne va pas ma tuer au point où j'en suis... »

Mais c'était sans compter sur la forte pluie qui vient de se déclarer. Il faut dire que depuis 9h30, le ciel était menaçant. Du coup il décida de prendre un taxi. Le seul problème, c'est qu'il n'avait rien sur lui pour en appeler un. Par chance, il en vit un passer dans la rue, un peu plus loin. Il lui courut après, et quand le conducteur le vit dans son rétroviseur en train de courir, il s'arrêta, et même fit marche arrière, jusqu'à lui pour lui éviter de se mouiller plus.

« Et bien monsieur, montez vite ! »
« Merci mon brave... »
« Où dois-je vous déposer ? »
« Chez moi... »
« OK c'est parti... c'est où chez vous ? »
« A la place Venden. »
« OK on y va, par contre y'a la grève des bus, ça risque de prendre du temps. »
« Je sais bien, mais bon je ne suis pas pressé de toute façon... »
« Ben 'faudrait pas que vous soyez en retard à votre travail. »
« Si c'est ce qui vous tracasse, ne vous en faites pas pour moi, de ce coté la je ne risque rien... »
« Ah...? D'accord, bon ben on y va alors... »

Le chemin si fit sans encombres jusqu'à ce qu'ils arrivent à hauteur de la grève. Jusque là, mis a part la conversation du début, Louis et le chauffeur n'avaient pas décroché un mot de plus. Sans doute que le conducteur avait senti le malaise dans la voix de Louis, ce qui l'avait mis lui aussi mal a l'aise. Après un quart d'heure passé dans la manifestation, il décida de briser la glace.

« Au fait, je m'appelle Michel. »
« Et moi Louis... »
« Je peux vous poser une question ? »
« Allez-y... »
« Tout à l'heure quand vous avez parlé de votre travail, et disant que vous ne risquiez pas d'y être en retard... »

Louis le coupa :

« Vous vous êtes dis que j'en avait plus c'est ça ? Et vous voulez savoir comment c'est arrivé...? »
« Oui je l'avoue. »
« Et bien soit... »
« Mai si vous ne voulez pas en parler je comprendrais...Ça doit pas être facile pour vous... »
« Oh non, ne vous en faites pas, au contraire, même si aujourd'hui parler ne me sert plus à rien, je pense que ça peut alléger ma peine, même un tout petit peu...Et puis ça ferra passer le temps comme ça ! Hé hé ! »
« Tien, c'est bien la première fois que vous souriez depuis que vous êtes dans mon taxi... »
« Ah ! Peut être... Et bien, commençons par le jour où j'ai perdu mon travail...Je ne pense pas qu'il soit arrivé autres chose d'intéressant avant ça... :

« Ça va faire bien deux semaines que je traîne les pieds dans la merde de ce monde... Il y a deux lundis de ça que je suis sans travail. Un beau matin je me lève, un peu à la bourre comme tout le temps, j'ambrasse ma femme, et mes gosses avant qu'elle les conduise à l'école, et...

« Ah vous avez des enfants ? Comment s'appellent-ils, quel age ont-ils ? »
« Et bien j'en ai 4, un garçon du nom de Drest, c'est celte d'origine, de 19 ans, bientôt 20, qui est à la fac, une fille de 14 ans qui se nome Suson, qui ce débrouille très bien au collège, une autre de 9 ans du nom de Camille qui est à l'école primaire, et enfin la dernière de 4 ans, presque 5, qui est à la maternelle et qui se prénomme Juliette. »

« Et donc, je disais, en même temps qu'ils partaient tous pour faire leur journée, moi je me dépêchais de prendre mon café et d'aller bosser. Je travaille comme rédacteur dans un petit journal, vous connaissez peut être, il s'agit du Petit du soir. Et les bureaux sont à 1h30 de route de chez moi, donc en partant vers 7h30, j'arrive vers 9h00 et je commence à travailler à partir de 9h20 en général. Mais ce matin là, commence la merde. Je pars à la même heure que d'habitude, sauf que cette fois la voiture de ma femme rend l'âme juste devant chez nous. Donc du coup je me retrouve à devoir conduire mes gosses dans leurs écoles respectives et ma femme à son travail. Par chance, tout ce trouve au même endroit. Cette petite balade matinale me prend moins d'un quart d'heure, donc jusque là pas de problème, j'arriverais avec une avance de 5 minutes au travail au lieu de 20 comme d'habitude, mais tant que j'y suis à l'heure...
« 7h45, je prends donc la route pour mon travail. Je prends par l'autoroute pour essayer de gagner un peu plus de temps, en général, vers 8h00 il y a moins de monde sur l'autoroute qu'en ville. Je passe le péage, et après moins de 20 minutes de route mon moteur commence à faire de drôles de bruits, mais le temps de trouver un endroit sur le bord de la route où m'arrêter pour ne pas déranger, voilà qu'il me lâche... J'appelle mon patron avant toutes choses, pour le prévenir que je risque d'être en retard...

« Patron, c'est Louis, je vous appelle pour vous prévenir que je risque d'avoir du retard, mon moteur vient de me lâcher, et le temps qu'un dépanneur arrive, à mon avis 9h20 serra passé ha ha... »
« Je ne trouve pas ça drôle, je suis désolé pour votre voiture, mais sachez que si vous n'êtes pas là à l'heure, vous risquez votre place Louis !! »
« Mais vu que je vous dis que même avec la meilleure volonté du monde, je ne pourrais pas être au bureau à l'heure ! Ce n'est tout de même pas ma faute si ce con de moteur me lâche aujourd'hui !! »
« Je vous prie de surveiller votre langage ! Et je vous rappelle qu'aujourd'hui on a une réunion pour décider de qui doit-on se séparer, et qui doit-on garder... Le journal est en faillites, on ne peut pas garder tout le monde vous le savez ! Et faites attention, que ce retard ne joue pas contre vous mon cher Louis, il nous faut licencier, et les absents ont toujours tort ! A tout à l'heure ! »

« Après qu'il aie raccroché, l'angoisse montait un peu en moi. Puis quand j'ai vu que les dépanneurs tardaient à arriver, elle grandie de plus en plus vite, au point où j'en transpirais et en tremblais. 9H00. Tout espoir était perdu, les dépanneurs n'étaient toujours pas là, et dans une demi heure, allait avoir lieu une réunion qui me mettrait au chaumage... 9h30, les dépanneurs arrivent enfin, mais trop tard pour moi. Ils n'ont pas pu faire redémarrer la voiture. L'un d'entre eux s'est proposé de me conduire à mon travail. Il avait à faire pas loin de ce quartier. Si seulement cette proposition m'eut été faite 40 minutes plutôt... J'arrive enfin à mon bureau, et vais directement voir mon patron. Mais en rentrant, lorsque que je vis l'expression de son visage, je compris que je n'avais plus ma place ici...

« Votre renvoi à été décidé, faites vos bagages, vous nous quittez ! »
« Mais... »
« Pas de « mais » ! je vous avais dit de vous dépêcher, vous ne m'avez pas écouté, vous en payez les conséquences, c'est tout ! »
« Connard... »
« Pardon ?! »
« C-O-N-N-A-R-D !!! CONNARD ! C'est assez clair comme ça ?! »
« Mais oui, allez il faut partir maintenant monsieur ! Sécurité !!! »
« Vous n'avez pas le droit de faire ça !! »
« Je vous trouve bien hypocrite... »
« Comment ça ?! »
« Admettez que vous ne dites ça, que par ce que je vous vire vous et pas un autre. M'auriez vous traiter de « connard » si c'était Jean qui avait été viré ? Non je ne pense pas... »
« ... »
« Ce silence en dit long... Dépêchez vous de vous tirer d'ici avant qu'un garde le face en vous explosant l'arrière train à coup de pied... »
« Non je ne part pas ! »
« Si si je vous assures ! Allez Oust ! »
« On se reverra ! »
« Si vous le dites... En attendant cassez vous, je vois notre garde qui arrive hé hé ! »

« Je fis ce que l'on me dit de faire voyant que parler ne servait à rien. Ces culs-terreux avaient pris leur décision et ne reviendraient pas dessus, pas comme avec la secrétaire... Je rangeais encore mes affaires quand le garde arriva avec celui qui devait me remplacer... Ils avaient pas traîné pour en trouver un autre, ce qui me fit penser que mon renvoie avait déjà été préparé, et que mon retard leur servait juste de prétexte, surtout que me virer par ce que le journal n'a plus de sous et en prendre un autre dessuite a près, je vois pas l'intérêt... Le garde, sachant que je n'avait plus de voiture se proposa de me reconduire chez moi, et m'aida même a ranger mes affaires plus vite, comme on lui en avait donné l'ordre, mais aussi par gentillesse, car Martin n'était pas méchant, il impressionnait juste de par sa carrure c'est tout. Avant que je ne sorte pour la dernière fois de ce bâtiment, le patron me lâcha en criant bien fort, comme si il voulait que tout le monde entende ce qu'il avait à dire :

« Bien le bonjour à votre femme !! Ah ah ah !! »

« Martin me conduisit chez moi, pour le remercier, je lui ai offert un café, puis il est reparti avant de perdre sa place lui aussi... »

« Voilà c'est ainsi que j'ai perdu mon job... Ainsi que ma voiture... Et c'est pour ça que je vous parle aujourd'hui... »
« Mais votre voiture depuis le temps n'est pas remise sur pieds, si je puis dire ? »
« Et bien, à vrai dire si, mais c'est ma femme, enfin, Lyse, qui l'a... »
« Ah elle s'appelle Lyse ? Un bien joli nom. Mais pour quoi êtes vous revenu sur son nom au lieux de ne dire que « ma femme » comme vous aviez commencez ? Il s'est passé un truc ? »
« Bien oui, mais je ne voudrais pas vous ennuyer avec ma vie de merde... »
« Non, vous ne m'ennuyez pas, au contraire, si vous ne me parlez pas je vais sortir défoncer la troche de ces cons de chauffeurs de bus. Donc 'vaut mieux que vous me parliez, et puis je suis sur que ça va vous faire du bien »
« Vous êtes sur que vous ne voulez pas taper sur un chauffeur ou deux ? »
« Ah ah !! Non non c'est bon ça ira. Au pire après vous avoir déposer, je repasserais m'en faire un ou deux mais pas maintenant. Allez-y, racontez moi. En plus ça à pas l'air d'avancer bien vite devant donc 'faudra bien qu'on parle. »
« Soit ! »
« Le soir de mon renvoie, je pris la décision de le dire à ma femme de suite après qu’elle soit rentée de son travail. C’est ce que je fis… :
« Comment ? Mais ce n’ai pas possible, ils n’ont pas le droit ! Si ? »
« Et bien je n’en sais trop rien, tout ce que je sais c’est que je me retrouve sans emploie, et on est sans voitures… »
« Comment ça ? Mais il reste toujours la tienne n’est ce pas ? »
« Il faut savoir que de toutes les personnes possibles, ma femme était la seule que je n’avais pas prévenu… »
« Et bien oui, ma voiture m’a lâché ce matin, en allant bosser…, mais au fait comment es-tu rentrée ? »
« Ah… ? Heu… un collègue de travail… »
« Hum… OK. »
« Mais on va faire comment ? La mienne aussi est morte… »
« Ben tu redemanderas a ton collègue de passer te prendre, et pour le gosses t’en fais pas je les conduirais au bus. »
« Heu … ouais OK… »
« Bon, ben ça va alors… »
« La fin de la soirée se passa sans encombres, encore que la tension se sentait dans l’air. Le lendemain je fis comme prévu. Je suis allé directement voir les agences intérimaires, après avoir laisser mes enfants au bus. Mais je n’ai toujours pas eu de nouvelles. Quand je suis parti, Lyse était restée à la maison, à attendre son « collègue ». Sur la route je me suis rendu compte que j’aurais besoin de certains papiers que je n’avais pas sur moi à ce moment là. J’ai donc décidé de faire demi-tour, en plus je me suis dit qu’avec un peu de chance je pourrais voir ce fameux « collègue ». Sur le chemin du retour je me suis aperçus, qu'en plus de mes papiers j'avais oublié mes clefs... Je me mis donc à courir dans l'espoir d'arriver avant qu'elle soit déjà partie. Pour prévenir ce risque je me suis dis :
« Je vais l'appeler, c'est plus sur... »
« Le seul problème, le problème en plus des autres, c'est que mon portable était resté à la maison... Je me dépêche et arrive chez moi. Devant la porte, la seule chose à la qu'elle je pensais c'était : est-ce qu'elle est encore la ? La porte et encore ouverte ?... Je mis ma main sur la poignée, et la poussa. La porte s'ouvrit. Ouf ! J'entre. :
« Chérie, c'est re moi ! J'ai oublié mes papiers et mes clefs ! Tu sais où ils sont tout ces trucs toi ? »
« ... »
« Pas la moindre réponse, pas de bruit. Rien. Mais que faisait-elle ? La porte était ouverte, elle était donc là... Peut être est-elle en train d'offrir un truc a boire à son collègue et qu'elle ne m'a pas entendu... On verra bien. Au rez-de-chaussée, personne. Où diable est-elle ? Je trouve enfin mes affaires, près d'une soupière. Je m'apprêtais à partir, quand, rongé par les remords qui viendraient sûrement si je franchissais cette porte vers un monde qui tend à vouloir me rejeter peu à peu, je fis volte face pour trouver ma femme, perdue quelque part dans la maison. Comme en bas il n'y avait personne, je vais à l'étage. Une fois en haut, mon premier reflex, eut été d'aller dans la chambre de la plus jeune de mes filles, pensant qu'elle y faisait le lit... Mais non, personne, dans aucune des chambres... Mais il en restait une encore, à visiter. La notre. Je m'en approche, quand je vis qu'elle était entrouverte. Si elle était là, elle n'avait pas dû m'entendre si non elle serrait sortie, ou elle n'y était pas. Mais j'allais quand même vérifier. Un geste qu'aujourd'hui je regrette amèrement. En effet, quand je suis entré dans la pièce, ma femme y était bel et bien, mais pas seule... Mais bon, vu que ces derniers temps nôtre relation était un peu tendue, cela ne m'étonna que peu, en plus après avoir perdu mon travail, nos deux voitures..., j'ai envie de dire que c'était dans la suite logique des choses. Quand on a pas de chance, autant que ce soit complètement. Comme je viens de vous le dire, ne pas la trouver seule, ne m'étonna pas, par contre, le fait que la partie du corps de la personne qui était avec ma femme, et qui dépassée de la couverture, ressemblait à des jambes de femme, arrivait un peu comme une cerise sur un gâteau...
« Mais... qui êtes vous ? Lyse... Qui est-ce ...? »
« Et bien... »
« La femme de votre ex-patron, mon cher Louis. »
« Madame Edmond ?!! »
« Oui mon patron... enfin ex, s'appelait André Edmond... »
« Mais... Votre mari sait que vous êtes la, est-ce qu'il sait ce que vous faites avec ma femmes...? »
« Bien sur ! Il va même bientôt nous rejoindre. »
« La porte d'en bas claqua. »
« Où sont mes deux tourterelles ? Votre Dédé préféré est là !! »
« On est en haut mon poussin !! »
« Ah, j'arrive alors ! »
« Le temps qu'il monte, je ne pouvais pas fuir, d'une il aurait été sur ma route, de deux je ne voulais pas partir et de trois... il était déjà en haut... »
« Ah vous voilà vous ? Et bien, il faut croire que vous aviez raison, on s'est revu finalement ah ah ah !! Bon c'est pas que mais j'ai des trucs a faire avec les deux dames, vous pouvez regarder si vous voulez, après tout, dans le tas de jambes et de bras que vous verrez, il y aura celles et ceux de votre femme ah ah ah!! »
« Plutôt que de faire un geste que j'aurais pu regretter plus tard, je me suis contenté de partir, mais en passant à coté de ce tas de fumier qui autre fois fut mon patron, il m'attrapa le bras et me dit :
« Cette fois-ci, n'oubliez rien en partant... »
« Je descendais les escaliers, avant d'atteindre la dernière marche, j'entendis une chose, un dernier cris, une phrase m'étant adressée :
« Chéri ! Ferme la porte a clefs en partant...!! »
« Cette phrase, ajouté à celles de mon patron, « Le bonjour à votre femme » et « N'oubliez rien cette fois » avait l'effet d'une masse qui cognait très fort contre les parois de mon crâne... »
« Mais après, z'avez fait quoi ? »
« Rien, je suis sorti, en fermant la porte, puis je suis allé a l'agence intérim, et comme je vous l'ai dit, je pas eu la moindre réponse... »
« Je vous parle pas de ça, je veux savoir par rapport à votre femme et tout... »
« Ah ça... »
« Après que la personne présente à l'agence m'ait dit qu'ils n'avaient rien pour moi, je parti faire un tour en ville, pour réfléchir un peu... En particulier à ces 3 phrases. J'avais bien compris maintenant pourquoi André m'avait dit « Le bonjour a votre femme ! », je ne m'en serrais pas douté en plus, pour ce qui est de ce que m'a dit ma femme quand je suis parti, je l'ai vu un peu comme un « Adieu » mais maquillé. En fin d'après midi je suis rentré chez moi. La maison était vide, mais les enfants n'allaient pas tarder à rentrer. Quand le plus grand est arrivé, je lui ai demandé d'amener ses sœurs chez leurs grands-parents. Il s'agissait des parents de ma femme, et je n'avais pas tellement envie de les voir pour le moment de peur de leur dire des horreurs concernant leur fille. Quand à lui, je lui ai dit qu'il faisait comme bon lui semble, si il voulait rester avec elles ou revenir. Il revint... Le soir au moment de préparer le repas, je trouvais entre deux assiettes un petit mot on aurait dit l'écriture de Lyse mais en plus hésitante.
« Mon chéri, je suis désolée que tu nous ai surpris ce matin, mais il y a des choses que tu dois savoir, viens des que tu peux nous rejoindre au hangars près du port. »
« Donc le soir même j'y allais. En arrivant sur place, tout était vide, et il n'y avait personne dans le hangar, juste un petit mot où il y avait écrit :
« Si vous êtes venu, c'est que vous êtes plus con et plus prévisible que ce que je ne le pensais... Mr Votre ancien patron ah ah ! »
« Il jouait avec moi ? C'était possible, connaissant la bête. Je rentrais chez moi, quand sur le chemin il me pris l'envie de passer la nuit dehors. J'appelais mon fils afin de le prévenir, de façon à ce qu'il ne s'inquiète pas. Pendant cette longue nuit qu'allais-je bien pouvoir faire ? La seule chose pour le moment qui me venait a l'esprit était de marcher. Je m'arrêtais sur un banc, m'y allongeais, et réfléchissais. A force de réflexion, j'ai cru un instant que j'allais virer à la paranoïa...
« Et si tout ça avait était calculé ? Si mon renvoi était prévu depuis un certain temps comme j'en ai eu l'impression en voyant l'autre arrivé ? Et cette histoire comme quoi le journal était en faillite, pourquoi faire une réunion pour savoir qui virer, si c'est pour reprendre quelqu'un d'autre juste après... Le fait aussi que mon ex-patron et sa femme couchent avec le mienne, et que je ne m'en rende compte le lendemain de mon renvoie... Tout ça me semblait suspect... »
« Trop de question étaient en suspend, je voulais savoir pour quoi la vie semblait s'acharner sur moi... en fin quand je dis la vie je veux parler de mon ancien patron... La nuit passait, quand un orage éclata, j'étais à plus de 2h00 de chez moi et pas le moyen de rentrer en taxi, il n'y en avait pas un dans les environs... Je couru, mais que durant 1h00, la fatigue se faisait sentir de plus e plus et je fini par m'endormir à l'abri sous un arbre. Ah mon réveil il devait être pas loin de 7h30 vu l'agitation dans la rue. La pluie avait cessait, mais manque de chance, la où je m'étais couché, il y avait une immense flaque. Je suis donc rentré chez moi complètement trempé. Vers 9h00 j'étais chez moi, mes enfants étaient partis, sans doute. En rentrant je pris une douche. Je descend à la cuisine, et derrière un bol, il y avait un autre mot, anonyme cette fois si, mais son contenu laisser deviner qui l'avait écrit... Il disait qu'hier quand je suis allais au hangar, quelqu'un m'avait suivit, et que le fait que je m'y sois rendu confirmais ce qu'il y avait d'écrit sur le second billet, celui trouvé au hangar. Je me suis tout de même demandé comment ce billet était arrivé dans ma cuisine sachant que la porte était fermée quand je suis rentré, mon fils étant à la maison, il n'aurait pas laissé entré n'importe qui chez nous. Le mystère planait. Et...
« Ouais c'est bien tout ça, mais ça me dit pas pourquoi vous n'êtes plus avec votre femme... »
« Si c'est que vous voulez savoir, je vais vous le dire dessuite ! »
« Il s'est passé au moins trois jours sans que quoique ce soit ne se produise. Ma femme rentrait le soir et partait le matin avec la femme de mon ex-patron, et à la maison elle faisait comme si de rien n'était. Mais un après midi, alors que je ne faisais rien, je reçus un appel de ma femme, elle voulait que j'aille la voir dans le parc près de chez nous dessuite. En arrivant au parc, je la vis de loin, mais elle n'était pas seule, il y avait les deux autres cons d'Edmond avec elle.
« Et bien dites moi ? Il obéit vite votre mari... Hé hé !! »
« Enfin son ex-mari tu veux dire ! »
« Comment ça son EX-mari ? Que je sache c'est pas parce que tout les deux vous passez sur ma femme, que l'on est plus mariés !! »
« Et bien si hé hé hé !! »
« Putain mais vous allez arrêter de rire tout le temps espèce de...!!! »
« Non ! Ça me plaît de rire, surtout du malheur des autres, enfin de vôtre malheur... »
« Mais de tout façon il n'y a aucun papier prouvant qu'on n'est plus ensemble ! »
« Si juste là ! »
« Et bien jamais je ne le signerais...! »
« Oh c'est pas grave c'est déjà fait, ça fait si longtemps que vous travaillez pour moi, je connais votre signature par cœur. »
« Oui mais pour les p... »
« Les papiers ? L'argent fait bien des miracles hé hé !! »
« J'ai tout de même du mal à vous croire... Je veux bien que l'argent soit tout puissant, mais de là à ce qu'il permette de faire de faux papiers, je n... »
« Qui a dit qu'ils étaient faux, mon cher Louis ? Ce sont de vrai papiers... Je me suis fait passer pour vous en disant que j'avais perdu ma carte d'identité. Et du coup, j'en ai une à vôtre nom, mais avec ma tête dessus hé hé !! Ah et pour les justificatifs demandé, ben vôtre femme me les a fourni hé hé hé !! »
« Mais une carte d'identité ne se fait pas en deux jours... »
« Je sais bien, regardez, je l'ai reçus il y a deux jours... J'en ai fait la demande y'a un peu plus d'un moi. Mais bon de toutes façons, ces papiers n'auront plus lieux d'être dans peu de jours si tout ce passe bien, bien sur hé hé hé !!! »
« Comment ça ?!! »
« Mais André ne répondait plus, il se contentait de me regarder dans les yeux à chaque fois que je lui posais une question. Et les deux femmes ne répondaient pas plus... Il ne me restait plus qu'une chose à dire:
« Madame, saviez-vous que votre mari vous trompait avec sa secrétaire, ainsi que la femme de ménage ? »
« Mais... chéri... c'est vrai ? Comment... »
« J'étais bien contant de moi sur le coup hé hé... »
« Je comptais te le dire, comme je te l'ai dit pour la femme de notre comptable. »
« Ah et quand ? »
« Et bien ce soir, je voulais te faire une surprise, je sais que tu aimes les surprises de ce genre hé hé tu ne serras pas déçus, l'une est SM et l'autre... et bien l'autre est très... très spéciale, 'fin tu verras bien ce soir hé hé !! Et vous Louis, merci d'avoir gâcher cette surprise... Je devrais vous faire virer pour ça... Ah suis-je bête, vous l'êtes déjà hé hé hé !!! »
« J'étais atterré... les deux étaient aussi pourris l'un que l'autre... Mais le pire dans tout ça, c'est qu'ils avaient embarqué ma femme dans cette débauche, ils étaient entrain de la noyer peu à peu dans un océan de perversion. Il s'en suivit une courte conversation sans grand intérêt, après quoi je suis parti... »

« C'est vraiment un connard ce mec !! »
« Ouais comme vous dite... »

« Le temps n'avançait pas, tout comme la longue fille de bus devant le taxi. En fouillant dans sa poche pour chercher un chewing-gum, Louis ressorti la clef de chez lui, au bout il y avait une notice de médicament passée dans le trou du porte clef. »

« Tien ? C'est quoi ce truc accroché à vos clef ? »
« Ça ? Le souvenir d'une trahison... »
« Après avoir laissé mon ex-patron et ses deux femmes, je suis parti me promener, j'avais vraiment besoin de prendre l'air. Mais sur la route, je me suis senti mal à l'aise. J'ai donc décidé d'aller voir un ami. Il s'appelait Joseph, et... »

« Heu je vous coupe, mais pourquoi « s'appelait » ? »
« Il est mort. »
« Hein ? Mais... »
« Ne vous en faites pas c'est rien, je vous raconterais si vous voulez, mais plus tard. »

« Donc comme je disais, je suis allé le voir à son cabinet, il était médecin. En arrivant on me fit attendre un peu il était en consultation. Quand son rendez-vous avec le patient pris fin, il vint me voir, et voyant mon visage, me fit rentrer dans son bureau, et m'offrit un café. »

« Alors, qu'est ce qui t'amène à moi ? Ça fait longtemps que l'on ne s'est vu. »
« Je traverse une passe assez difficile en ce moment... »
« Ah ?! Et bien si tu veux te confier, vas-y, j'ai un petit moment de libre, mon prochain patient n'arrive que dans dix minutes. »
« Et bien comment dire... Je suis en train de regarder ma vie s'écrouler, mais je ne me sent pas assez fort pour me remettre sur les rails... Disons que tout s'enchaîne trop vite. Une merde me tombe dessus, j'ai pas le temps de la comprendre qu'une autre arrive... »
« C'est quel genre de problèmes ? »
« Pour commencer j'ai perdu mon emploi. Soit disant que le journal courait à la faillite, alors on doit renvoyer des gens, et comme par hasard c'est sur moi que ça tombe... En plus on me remplace juste après... Alors que le journal n'a plus de sous, je comprend plus... Puis je surprend ma femme au lit avec une autre... et... »
« Attend !! UNE autre ? Elle te trompe avec une femme ? Ben de quoi tu te plains ? »
« Ben la bonne blague, c'est que c'est celle de mon patron, enfin ex-patron... »
« Ah ça,... pas cool... »
« Et puis maintenant... »
« Excusez moi de vous déranger, mais votre patient vient d'arriver. »
« Ah ? Il a de l'avance...merci mademoiselle Pinceau, dites lui de venir. »
« Entendu. »
« Bien Louis, je ne peux pas te parler plus longtemps, mais si jamais ça va pas, un coup de fatigue ou autre, prend ceci. »
« Il alla fouiller dans un de ses tiroirs et me rapporta une boite avec écrit dessus : Métacodine. Il m'assura que c'était un bon remède contre les coups de fatigue. Après quoi il me pria de sortir. En partant, j'entendis sa voix m'appelant... »
« Louis !!... Je... suis... je... désolé... »
« Hein ? Ne t'en fais pas pour moi, je vais pas mourir non plus. Et pourquoi cet air si triste, désolé et solennel ? Quelque chose ne va pas ? »
« Non c'est bon... rien... allez va !! »
« A la prochaine vieux !! »
« Oui... »
« Il me fit sortir par la porte de son cabinet qui donnait directement sur la rue, mais en sortant je jetais un coup d'œil, un dernier, par la fenêtre. Et je ne sais pas si les derniers évènements me rendais de plus en plus parano, mais j'aurais presque pu jurer que le type dans le bureau était mon ex patron, mais bon, il était presque impossible que ce soit lui. Sur la route, je repensais a tout ça. Et le soir, avant d'aller me coucher, je réfléchissais un peu, puis, au bout d'une bonne demi heure, je pris le médoc que m'avait donné Joseph. Je pris la boite, sorti le tube, l'ouvris, c'était des effervescents, j'allai donc me chercher un verre avec un fond d'eau, de retour dans ma chambre je mis le cachet dans le verre. Le bruit des petites bulles était presque apaisant. Pendant que le médicament se dissolvait, je pris la boite et lu ce qu'il y avait d'écrit. « Attention, médicament très fort, ne pas conduire après en avoir pris. Pour plus d'informations, veuillez lire attentivement la notice jointe. » C'est ce que je fis. Et quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je vis écrit, que ce médoc, même à faible dose était mortel. D'après ce que j'ai pu voir sur internet, ce médoc est donné aux patients qui vont mourir dans les hôpitaux. Ça calme leurs souffrances, mais ça les affaibli, jusqu'au moment où ils meurent de cette fatigue cumulée à leur maladie. En général une demie pastille suffit pour une personne malade, donc pour moi qui ai toute ma santé, une pastille entière aurait sans doutes suffit... D'autant plus que ma journée avait était éprouvante. Je pris le téléphone afin d'appeler Joseph.
« ... biiip...biiip...biiip... »
« Bien sur ! Il va pas répondre... Mais pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça... Je commençais à mieux comprendre pourquoi il s'était excusé quand je suis parti, mais je ne comprenais pas pourquoi il avait fait ça... Il voulait ma mort ? Le lendemain matin, dès mon réveil, je couru à son cabinet. Mais en arrivant, je vis que tout était fermé et une bande de police bloquée la porte... J'allais à la fenêtre, où j'avais cru voir mon ex patron afin de jeter un œil dans le bureau... Je vis des flics partout, mais pas Joseph. L'un d'entre eux s'approcha de moi, lorsqu'il m'eut vu, et me dit qu'il ne faut pas rester là, il y a eu un meurtre, et il ne fallait pas déranger la police dans son travail. C'est également ainsi que j'appris que le Dr Joseph Skolack, avait été retrouvé sans vie la veille au soir a l'heure de la fermeture. C'est sa secrétaire qui l'avait retrouvé ainsi, quand elle est allé le voir pour le prévenir qu'elle rentrait chez elle. Cette nouvelle me choqua profondément. Malgré le fait qu'il ai voulu me tuer, je ne sais toujours pas pourquoi et je ne le saurais sûrement jamais, cette disparition me faisait vraiment mal au cœur, car après tout il était mon meilleur ami... »

« Et bien, dites moi. La vie ne vous porte pas dans son cœur... »
« Non en effet... »
« Je suis désolé pour votre ami quand même... La police a retrouver le criminel ? »
« Non, pas que je sache en tout cas... Et puis bon j'ai d'autres problèmes... »
« Ouais... »
« Ils continuèrent leur route. La manifestation commencée à s'essouffler un peu, et la circulation repris un rythme à peu près normal. Ils arrivent destination. »
« Et bien, nous y voila... Merci bien mon brave. Je vous dois combien ? »
« Ben on va dire que je vous offre la course. »
« Vous êtes sur ? »
« Oui oui ne vous en faites pas. Allez et bien, une bonne journée à vous et peut être que l'on se reverra un jour. »
« J'en doute fort. »
« Ah... Bon, et bien je retourne bosser moi. Au fait qu'avez vous achetez au magasin ce matin ? Si c'est pas indiscret ? »
« Ah ça ? Ce n'est rien, juste une laisse en chaîne pour... pour ma chienne. Au revoir ! »

« Il parti. Louis sorti la clef de sa porte, l'introduisit, et entra. De dehors on pouvait entendre des bruits provenant de la maison. Tout d'abord un bruit de pas. Puis on l'entendit appeler quelqu'un : Oui viens d'ici une demi heure... S'en suivit un bruit de chaise que l'on traîne. Puis se fut au tour des chaînes de ce faire entendre. Silence. Une chaise tombe... plus rien...
Plus d'une demi heure plus tard deux femmes accompagnées d'un homme arrivent... »
« Et bien ce cher Louis nous invite à boire le thé chez lui ? »
« Dois-je vous rappeler qu'il n'a demandé qu'a moi de venir... »
« Oui c'est normal après tout, c'est ton ex-mari très chère. »
« Je me demande bien ce qu'il pouvait avoir dire... »
« On verra. »

« Ils arrivèrent devant la prote, pas besoin de se servir des clefs Louis n'avait pas refermé derrière lui. Sa femme tourna la poignée. Elle entra la première. Ils firent le tour de la maison afin de trouver Louis qui ne répondait pas à leurs appels. »

« Mais il est où ? »
« Ah je l'ai trouvé ! Vient là Lyse ! Il attend ! »
« J'arrive. »

« En arrivant, elle tomba sur ses genoux... son ex-mari était pendu au plafond avec la chaîne fraîchement achetée. »

« Mon dieu !! Mais... mais... mais... quelle horreur !!! »
« Allons Lyse, calme toi... Il est mort, il est mort. C'est pas en criant qu'il va revivre ah ah »
« C'est pas possible... comment...? »
« Oh ça va, la semaine dernière on est tombé en panne de papier toilette avec ma femme, on en a pas fait un drame pour autant... suffit de combler le manque... »
« Vous osez comparer mon mar... mon ex-mari à du PQ ??!!! »
« Mais non voyons, ce que Ed veut te dire ma puce, c'est que ce n'est pas parce que Louis est mort que tu dois pour autant arrêter de vivre... Vient chez nous et, tu verras, au bout d'un moment ça ira bien mieux. Je comprend que ce soit dur pour toi. Mais ne t'en fais pas, ça ira bientôt mieux. »

« Sur ces paroles, ils partirent de cette maison. Une nouvelle tâche était à faire, celle de redonner le moral a Lyse. Alors que les trois partirent en direction de la maison de Ed, au coin d'une rue apparaît une silhouette, il s'agissait de fils de Louis. Il arriva sur le pas de la porte, sans doute n'avait-il pas vu sa mère et les deux autres partir. Il sorti ses clefs, mais vit que la porte était ouverte. Il l'ouvrit. En rentrant il appela:

« Il y a quelqu'un ? Papa ! PAPA !! T'es la ? »

« Mais il n'obtint aucune réponse de qui que ce soit. Il continu à chercher dans la maison. Quand il vit enfin le corps de son père, pendu à une chaîne qui tenait au plafond grâce à un crochet.

« Et bien papa... c'est donc à mon tour de jouer maintenant... »

« Ed et ses deux « femmes » arrivèrent à destination. Ils entrèrent dans la maison. »

« Installe toi où tu veux Lyse, je vais te faire un café. Ed, mon choux, t'en veux un aussi ? »
« Ouais pourquoi pas. »
« OK je vous prépare ça. »
« Bon et toi Lyse, 'faut passer l'éponge c'est bon ton mari est mort c'est fini. Fais toi à cette idée. J'imagine que le choc doit être dur à encaisser, mais bon,... je m'en fou. »
« ED !! Sois moins dur avec elle, la pauvre. »
« Oui, vous êtes vraiment un monstre !!! »
« Bon on va laisser passer quelques jours et... »
« Non des mois plutôt, mon canard. »
« Oui bon OK des mois, mais arrête de me donner des surnoms tout pourris.. Donc je disais, dans quelques mois ça ira mieux. »
« Oui.. peut être... Mais tout de même, je dois prévenir la famille, ce n'est pas rien ce qu'il vient d'arriver, et... »
« Oui, oui bon, on leur enverra un courrier, dans le quel tu leur diras que vous vous êtes seulement divorcés, et qu'il s'est tirer avec pertes et fracas, et sans dire au revoir, il passera pour un connard et toi tu serras dorlotée de tout les cotés, et ça t'aideras sans doute à aller mieux, et plus vite surtout. »
« Mais je ne peux pas faire ça !! J'aime Louis, même si il est mort, je ne peux pas lui faire ça !!! »
« Oui, enfin, tu l'aimes, tu l'aimes, il a pas fallu longtemps pour te convaincre de divorcer... »
« En même temps avais-je vraiment le choix ?!! »
« C'est vrai que..., ben en fait non, t'avais pas le choix c'est vrai! Hé hé ! »
« Chéri arrête un peu de la torturer la pauvre enfant... Tenez, voilà vos cafés, avec du whisky pour toi Ed, et ça c'est le tien, tu veux du sucre avec ? »
« Non merci c'est gentil, mais je le bois sans sucre. »

« Elle pose son café. »

« Et bien, tu ne le bois pas ? »
« Non je le préfères froid. »
« Ah ? D'accord. »
« Bon, mes grandes, je reviens j'en ai pour dix minutes. Peut être moins. »
« OK »

« Il se retira donc, et revint un quart d'heure plus tard. »

« Tien Lyse, signe ça. »
« Qu'est-ce donc ? »
« Et bien ta lettre comme quoi Louis t'a quitté. »
« Mais... mais non ! Je ne peux pas signer ça !! Je ne peux pas mentir, surtout pas sur la mort de Louis !! »
« Mais si c'est facile, tien regarde. Ma puce, signe pour elle s'il te plaît. »
« D'accord.... voilà, c'est fait. »
« Merci, bon reste plus qu'à poster ça et c'est bon. »
« Mais quelqu'un finira bien par découvrir le cadavre de mon mari !! »
« Ne t'en fais pas pour ça, demain l'histoire sera réglée, et ça ne sera plus qu'un vieux souvenir. Hé hé !! »

« Au même moment, dans la maison de Louis, son fils est encore la, et essai de cacher le corps. »

« Et bien papa, si c'est mon tour tu as bien dû me laisser des indications, tu ne peux pas partir comme ça... Cherchons bien... »

« Drest commença à chercher dans toute la maison. Mais il ne trouva rien. En cherchant, il lui vient une idée, peut-être ne fallait-il pas fouiller dans la maison, mais sur le corps de son père. En fouillant dans les poches, il retrouva la notice du médicament qu'avait prescrit Joseph. Mais il ne savait pas que le docteur de son père se nommait Joseph. Il alla chercher dans la chambre de son père, et il trouva la boite du médoc. En cherchant dans les tiroirs de la table de nuit, il fini par trouver une ordonnance pour des somnifères que sa mère prenait. Par chance, elle et son père avait le même médecin. »

« Dr Joseph Skolack...Et bien allons voir ce docteur. »

« Bien sur Joseph était mort, mais il ne le savait pas. En arrivant au cabinet de Joseph, il alla demander à la femme à l'accueil si il était possible de voir monsieur Skolack. »

« Et bien malheureusement non monsieur c'est pas possible. Il est décédé il y a peu, mais vous pouvez voir son remplaçant. »
« Non merci, mais pourrais-je en savoir plus sur ça mort ? »
« Et bien à part ce que j'ai vu moi je ne peut pas vous en dire beaucoup, mais la police peut peut-être vous en dire plus. »
« Dite-moi ce que vous avez vu, ça peut déjà m'aider. »
« Heu d'accord. Et bien le soir après avoir fait mes heures, quand j'ai voulu partir, je suis allé prévenir Mr Joseph, mais en ouvrant la porte, tout ce que je vis, fut son corps sans vit sur le sol. Mais visiblement, le corps n'avait pas de traces de lutte ni de coup de feu, de toute façon je l'aurai entendu..., ni de trace au niveau de la gorge, rien du tout. »
« Il est tout de même pas mort comme ça tout seul en claquant des doigts. »
« Tout à fait. Mais puis-je savoir en quoi tout ceci vous regarde ? »
« Heu... mon père m'a demandé de venir le voir, mais je ne m'attendais pas à ça. Il ne devait sûrement pas savoir qu'il était mort... »
« Sûrement, mais comment se nomme votre père ? »
« Louis Fry »
« Ah !! Louis. Il est passé il y a peu, en fait le même jour où le Dr Joseph a été retrouver mort. »
« Ah... intéressant. Joseph a-t-il eu d'autres patients après mon père ? »
« Oui un seul, il n'est pas rester longtemps, un petit quart d'heure à vrai dire. »
« Et après lui plus personne ? »
« Non c'était le seul ce jour la. »
« Vous pourriez me décrire cet homme ? »
« Bien sur. Il était pas trop grand, de taille moyenne disons. Assez corpulent. Je ne pourrai pas vous décrire son visage, il portait un chapeau, et une veste avec un grand col, et le tout cachait bien son visage, je suis navrée, mais par contre il m'a donné son nom si vous voulez. »
« Oui je veux bien. »
« Monsieur Dramon Richard. »
« Dramon Richard. C'est noté merci beaucoup. Et bien je vais vous laisser, je vais faire un tour au commissariat pour voir un peu si ils ont plus de détails. »
« Et bien soit. J'imagine que votre père va vouloir en savoir plus sur son décès. »
« Comment ça ? »
« Et bien je crois savoir que votre père et Mr Joseph sont... enfin étaient, de grands amis. »
« Ah tien je ne savais pas ça... Pourtant je connais bien mon père et ses amis mais j'ignorais qu'ils étaient amis... »
« Ah... Bon et bien bonne chance avec la police. »
« Oui merci. Et bien sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée, au revoir. »
« Oui de même. »

« Il sorti et commença réfléchir... »

« Dramon Richard... Bien sur cela ne peut pas être un vrai nom, par ce qu'un homme qui rentre dans un cabinet de médecin habiller de façon à ce qu'on ne le reconnaisse pas, ne va pas donner son nom. Par contre il faut que je retrouve cette personne. Peut-être que la police pourra m'aider plus. Bon ben on est parti pour une bonne marche... »

« De leur coté, Ed et les deux femmes passaient à table. »

« Je sais bien que tu n'as peut-être pas le cœur à ça, mais tien Lyse, mange un morceau tout de même, tu veux ? »
« Voyons ne raconte pas de sottises, quand on mange c'est pas du cœur qu'il faut, à part dans l'assiette bien sur, hé hé ! Non, ce n'est pas du cœur mais de l'estomac, alors elle va rien dire et elle va manger. HEIN ?!! »
« Vous êtes vraiment un monstre !! »
« Oui je commence à le savoir ça... Allez, MANGE ET FOU NOUS LA PAIX MAINTENANT !!! »
« Ed !! Calme toi maintenant ! Regarde, la pauvre, elle pleure ! Tien prend un mouchoir, et sèche tes larmes. Mais bon sang !! Pourquoi es-tu si méchant tout à coup avec elle ? »
« Cela ne te regarde pas femme !! tais toi et va finir le repas !!! Allez au fourneaux !!! »
« HOLÀ ED !! Tu vas me parler sur un autre ton et présenter des excuses à Lyse, et à moi aussi pendant que tu y es ! Je sais pas ce qui t'arrive ces derniers temps, mais tu es vraiment de plus en plus odieux !! Je vais me barrer si tu continues comme ça !! »
« Et bien ce serait mieux pour tout le monde, du moins pour toi... »
« Comment ça ?!!! »
« Non oubli ce que je viens de dire... Tu as raison, j'aurais pas dû m'emporter comme ça... Je suis désolé, et Lyse, je m'excuse, je ne voulais pas te brusquer. Allez sèche donc tes larmes et mange maintenant, après une telle journée tu en as besoin. »
« J'aime mieux ça... je vais chercher la carafe d'eau, je revient. »
« Bon Lyse, demain 'faudra songer à envoyer cette lettre à ta famille. D'accord ? »
« Oh c'est bon Ed, vous en reparlerez plus tard non ? Tu ne vois donc pas qu'elle est abattue là ? »
« Oui, tu as sans doutes raison. Et bien sur ce, bon appétit tout le monde ! »

« Après le repas, ils s'installèrent sur le canapé, avec chacun un café. »

« Et bien mes enfants, ce fut une sacrée journée hé hé ! Demain sera sûrement mieux. »
« En même temps ça pourrait pas être pire... »
« Que tu croies... »

« Ils allèrent tous se coucher vers 22h30, Ed et sa femme dans leur chambre, et Lyse dans la chambre d'amis. Alors que Lyse tournait dans tous les sens dans son lit, car l'image de son mari pendu était encore fraîche dans sa tête, Ed et sa femme discutaient. Et entre autre, de la soirée et plus particulièrement de la scène du repas... »

« Mon chéri, pourquoi as-tu été si violent ce soir ? »
« Je ne peux rien te dire. C'est que je ne m'attendais pas vraiment à ce que Louis se pende en fait. »
« 'Faut dire aussi que tu lui a mené la vie dure ces temps si, et le coup du divorce a dû être le coup de grâce pour lui. »
« Peut-être, mais je ne le pensais pas si faible... Je pensais qu'il tiendrait plus longtemps. »
« Comment ça ? »
« Non laisse tomber, ce sont la des choses dont tu ne dois rien savoir. »
« Mon mari me fait des cachotteries ? »
« Il vaut mieux pour toi... »
« Pourquoi donc ? »
« Ne discute pas ! C'est ainsi, je ne peux rien te dire. »
« Ben je sais pas ce que tu peux avoir à me dire, mais en tout cas tout ce que je sais, c'est que tu viens de pousser un homme au suicide, donc je pense qu'après ça tu peux me dire... »
« Non, n'insiste pas. »
« Bon d'accord... Bonne nuit alors. »
« Oui c'est ça, bonne nuit. »

« Drest arriva enfin au commissariat, il était 23h00, il espérait qu'il y ai une garde ce soir. »

« Bon soir. »
« Bon soir monsieur. En quoi puis-je vous aider ? »
« Je suis journaliste et j'enquête sur la mort d'un certain Dr Joseph Skolack, et on m'a dit que vous pourriez m'aider à ce sujet. »
« Oui tout à fait, c'est nous qui nous occupons de ce cas. Mais avant toutes choses, puis-je vous demander qui vous êtes ? »
« Bien sur, je suis journaliste, je travaille au Petit du soir, je me nomme... Louis Fry. »
« Heu, avez un quelconque papier qui le prouve ? »
« Oui bien sur tenez, voyez vous-même. »

« Il sorti de sa poche le porte-feuille de son père, qu'il avait pris en partant de chez lui, dans le quel se trouvé la carte de journaliste de Louis. Par chance, sur ces cartes il n'y avait pas la moindre photo, et donc c'était facile de se faire passer pour Louis. De plus le policier ne se douta de rien. »

« Bien, vous m'avez l'air sincère. »
« Merci de votre confiance. »
« Oh mais de rien. Alors que voulez-vous savoir ? »
« Et bien je ne sais pas moi... La secrétaire de Mr Skolack m'a dit qu'il n'y avait pas la moindre traces de coups sur son corps, est-ce vrai ? »
« Non pas tout à fait. Certes il n'y a pas de trace de strangulation, ni de coups de poings ou de pieds, encore moins de coups de couteaux, ou de traces de balles, ni même de poudre. »
« Est bien comment est-il mort alors ? »
« Et bien tout d'abord nous avions pensé à une sorte de crise cardiaque, mais quand ils ont analysé son sang, ils y ont trouvé des traces suspectes. »
« Qui ça « Ils », et qu'ont-ils trouvé ? »
« Et bien les médecins de la morgue... Je disais donc, que dans son sang, ils y ont trouvé des trucs louches. Une toxine, botulique pour être exact. »
« Mais une toxine botulique n'est pas mortelle, sauf à très très forte dose, mais on en trouve que très rarement, voir jamais. Comment les a-t-il attrapé ? Surtout que je ne vois pas vraiment ce que pourrait faire un docteur avec un flacon de toxines botuliques dans son cabinet.... »
« Et bien vous avez raison. A très très forte dose c'est mortel, et effectivement il n'en avait pas dans son bureau. La preuve est que l'on y a pas retrouvé ce flacon. »
« Mais comment les a-t-il eu ? »
« Et bien on a cherché, mais aucune traces de toxines ni dans la bouche, la gorge, ou encore l'estomac. Donc tout portait à croire qu'elles avaient été injectées directement dans le sang. »
« « Avaient été » . Vous avez trouvez donc ? »
« Oui bien sur, et elle ont été injectées dans le sang. En cherchant mieux, nos médecins légistes ont trouvé des traces de piqûres sur le bras gauche. »
« « Des traces », ils en y avait plusieurs ? »
« Ouais. Le pauv' gars devait être stressé, il allait s'injecter une dose mortelle de toxines, on voit que son geste était hésitant grâce à ces multiples traces. »
« Oui, ou bien qu'on l'a forcé à le faire... »
« Vous pensez à un homicide alors ? »
« C'est vous le policier pas moi, mais oui. »
« On y avait pas vraiment pensé... quand on a fouillé dans sa vie, on s'est rendu compte qu'elle partait un peu dans tout les sens. Sa femme l'a quitté, ses gosses ne veulent plus le voir de leur vie, on a plus pensé au suicide qu'à un meurtre. »
« Peut-être, mais le fait de ne pas avoir retrouvé le flacon des toxines aurait dû vous mettre la puce a l'oreille non ? »
« En effet... Vous êtes vraiment pas con vous... »
« Hé hé, merci. Vous avez déjà un suspect ? »
« Et bien non pas vraiment, on a demandé à la secrétaire de nous donner le nom de son dernier patient, et... »
« ... Mr Dramon Richard, n'est ce pas ? »
« Oui comment le savez-vous ? »
« Et bien comme je vous l'ai dit je suis passé la voir aussi. »
« Ah ben oui c'est vrai... et elle vous l'a décrit de taille moyenne, corpulent, avec un chapeau et un manteau cachant son visage ? »
« Exactement. »
« Et bien voilà alors, vous avez les mêmes info que nous. Si votre enquête avance, venez nous faire part de vos découvertes. »
« Je n'y manquerai pas. Et si je puis me permettre, j'aimerai vous dire aussi, que ce Dramon Richard est une fausse piste. »
« Comment ça ?! La secrétaire aurait menti ?!... »
« Non pas vraiment. Mais réfléchissez un peu, pourquoi un homme qui cache son visage irait donner son vrai nom...? »
« En effet, ce n'est vraiment pas con du tout. Mais bon, on ne peux pas non plu chercher toutes les personnes, qui portent un chapeau, et qui ont un grand manteau... Vous imaginez le nombre de personnes qu'on va devoir arrêter ? Hé hé !! »
« Oui en effet. Bon et bien je vous remercie de votre patience et d'avoir répondu à toutes mais questions. »
« De rien, si on a du nouveau, vous voulez qu'on vous prévienne ? »
« Oui merci. Sur ce monsieur je vous souhaite une bonne fin de soirée. »
« Merci, à vous aussi. »
« Au revoir. »

« En sortant du commissariat, Drest ce dit que ce n'est pas la peine de retourner au cabinet de Joseph, mai qu'il allait plutôt profiter de la nuit pour cacher le corps de son père. Il arrive à sa maison. Il fut tout de même surpris de ne pas voir sa mère. »

« Je vais l'appeler pour savoir si elle va bien... »

« Le téléphone de sa mère sonna dans la pièce voisine. »

« Tien ? Elle ne l'a pas pris ? C'est plus le genre de papa ce style d'oublis... Bizarre, ça lui ressemble pas. Et en plus elle n'a laissé aucun numéros où la joindre... Bon je verrais bien demain si elle est revenue ou pas... Allez papa, on va promener, tu viens ? De toutes façon t'as pas trop le choix. »

« Il décrocha le cadavre de son père, le mis dans un sac, et le traîna dans les petites rues les plus sombres de la ville, afin de ne pas être vu par les personnes qui « travaillent » la nuit. Il arriva à un étang. Il laissa le corps sans vie de son père glisser dans l'eau. Et il s'arrangea pour qu'il reste bloqué par les branches un peu plus loin. »

« Ne t'en fais pas, tu ne resteras pas là longtemps, demain matin on te retrouvera... non plutôt demain aprem'... Si on te découvre demain matin, je ne pourrais plus faire mon enquête en me faisant passer pour toi. A moins que je te mette de faux papiers, comme ça, pas besoins d'identification, en tout cas pas dessuite, juste le temps que quelqu'un s'aperçoive qu'il s'est fait volé... Bouge pas de là, je vais te chercher « tes » papiers. »

« Drest parti donc à la recherche des nouveaux papiers de son père...il passa prêt d'une maison, où il y vit une fenêtre ouverte. Il y rentra. Dans la maison il fit le moins de bruit possible. Il ne pris qu'une carte vitale, il n'y a pas de photos. De plus, il fit en sorte de ne pas laisser de trace d'effraction, de façon à ce que les propriétaires ne se doute de rien, et ainsi lui laisser plus de temps pour agir. Et quand il eu trouvé ce qu'il cherchait, il retourna voir son père... »

« Tien papa, maintenant tu te nommes Jean-Michel Renard. Repose en paix... »

« La nuit se termina sans encombre, au réveil, il vit que sa mère n'était toujours pas là, mais ne s'en soucie peu. Il décida de retourner au cabinet de Joseph, en partant il pris avec lui la boite de médicament qui se trouvait dans la chambre de son père, celle de Métacodine. Vers 10h30 Ed se réveilla aussi. »

« Raaaaaaaaah j'ai bien dormis... Bon on va déjeuner maintenant. »
« Tu veux pas rester encore un peu dans le lit ? C'est que samedi, on est pas pressé... »
« Si j'ai un truc à faire... »
« Ah bon ben si tu veux... »
« Je dois aller voir Lyse aussi. »
« D'accord, mais sois gentil avec elle cette fois. »
« Entendu. »

« Il se rendit à la chambre d'ami. Mais en ouvrant la porte, elle n'était plus là. La fenêtre était ouverte, et Ed pensa qu'elle était partie par là. »

« Et merde..! Elle est où elle maintenant...? »
« Qu'est-ce qui se passe mon choux ? »
« Il se passe que Lyse s'est enfuie... »
« Ah ? Et c'est grave ? »
« Mais bien sur que oui !! »
« Ah... »
« Bon, pas le temps de déjeuner, je vais la chercher... A mon avis elle a dû retourner chez elle... »
« Sois pas trop brusque quand tu la reverra ! »
« Oui c'est bon tu me l'a déjà dit. Bon allez, j'y vais. »

« Lyse arrivait devant chez elle. En entrant elle espérait revoir le corps de son mari. Mais malheureusement pour elle non. Le corps avait disparut. Mais bien sur elle ne savait pas que son fils était derrière tout ça. Elle alla prendre son portable, et reparti en prenant soin de fermer la porte à clef. Et elle parti en direction de la maison de ses parents. En arrivant sur place, elle vit que ses filles étaient là, mais pas Drest. »

« Coucou mes anges ! Vous allez bien ? »
« Oui maman et toi ? Pourquoi tu as les yeux qui brillent ? T'as pleuré ? »
« Non, bien sur que non, je suis juste contente de vous revoir. Drest n'est pas là ? »
« Non maman, on sait pas où il est, il nous a amené ici et il est reparti après. »
« Ah ok. Votre grand-mère est ici ? »
« Oui, elle est dans la cuisine. »
« D'accord, je vais la voir, vous trois vous restez là d'accord ?. »
« Oui maman »

« Elle alla donc à la cuisine. »

« Salut ! »
« Coucou, alors comment vas-tu ? »
« Ça va pas fort mais bon, je fais avec. »
« Comment ça, ça va pas fort ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? C'est à cause de Louis c'est ça hein ?!! »
« Heu... Oui... Enfin non... Je sais plus... »
« Bon c'est Oui ou c'est Non ? Ça peut pas être les deux...! »
« Et bien... dire vrai... C'est... En fait... Il...il m'a quitté... »
« Hein comment ça ?!! »
« Oui on est plus ensemble. C'est fini, et il est parti en disant qu'il ne reviendrai sûrement jamais. »

« Une conversation aussi longue qu'inutile s'en suit. On pouvait par moment entendre des éclats de voix, mais jamais d'injures ni d'excès de violence. A la fin de la discutions, Lyse retourna voir ses filles leur fit un bisou sur le front à chacune et parti sans dire un seul mot. Une fois dehors elle commençait à réfléchir. »

« Pourquoi lui ai-je menti ainsi...? Je n'avais pas le droit de faire ça. Et en plus, où est passé le corps de Louis ?!! »

« Elle marcha jusqu'au square, et se posa sur un banc et fondit en larme. Elle s'était assise à l'endroit même où Ed avait annoncé à Louis, qu'il n'était plus l'époux de lyse. 11H00. Drest arrivait enfin au cabinet de Skolack. En entrant il retourna dessuite voir la secrétaire. »

« Bonjour madame. »
« Bonjour. Encore vous ? En quoi puis-je vous être utile cette fois ? »
« Et bien hier soir je suis allé voir la police comme vous me l'aviez conseillé, et il semblerait, que Joseph ne se soit pas suicider, et qu'on l'aurait poussé à se donner la mort. »
« Mon dieu !! Mais c'est horrible ! Qui aurait pu lui faire ça ? Vous avez une idée ? »
« Oui. Il se pourrait que ce soit l'homme que vous avez vous l'autre soir, ce Monsieur... Dramon, c'est ça ? »
« Oui c'est ça... Et vous pensez que c'est peut être lui ? »
« Oui, il y a de forte chance. J'aimerais savoir si vous avez le souvenir d'un petit flacon, contenant un certain produit, des toxines botuliques pour être exact. »
« Heu non pas vraiment, vous savez, il faisait aussi des vaccins, donc des flacon avec de produits dedans, il y en a beaucoup... »
« Je comprends oui. Une autre question, vous savez ce que c'est ça ? »

« Il sorti la boite de Métacodine. »

« Non vraiment ça me dit rien... attendez si. Monsieur Skolack a reçu cette boite il y a peu. Et justement, elle était accompagné d'un petit flacon et d'un mot a l'intention de Joseph. Je me souvient encore de l'expression de son visage quand il a lu le mot. Comme si on lui demander de tuer quelqu'un. »
« Et qui vous a amené ce « colis » ? »
« Je ne sais pas trop, il a été envoyé par la poste comme un colis normal, il y avait seulement écrit sur la boite « Fragile ». Mais pas de nom. »
« Il se pourrait que la personne qui aie envoyé ce paquet soit la même que celle qui vous a dit se nommer Dramon Richard... »
« Vous pensez donc que c'est lui qui est à l'origine de la mort de Monsieur Skolack ? »
« Oui, c'est plus que probable. Mais j'ai besoin que vous fassiez un effort de mémoire, concernant cet homme. N'importes quels détails, même insignifiant peu nous aider à le retrouver, vous vous ne souvenez de rien à part ce que vous m'en avez dit hier ? »
« Non pas vraiment. »
« Bon, ce n'ai pas grave... La police passera sûrement vous voir, vous leur direz tout ce qu'on vient de se dire, d'accord ? J'ai besoin de leur aide, et pour ça, il faut qu'ils aient les même informations que moi. »
« Entendu. »
« Ah, encore une chose... Que pouvez-vous me dire à propos de la Métacodine ? »
« Et bien si je ne me trompe pas, on s'en sert pour les condamné dans les hôpitaux, ça allège leurs souffrances, et ça les tue petit à petit. »
« Hum... Donc la personne qui vous a envoyé ça cherche à tuer quelqu'un... Et je pense qu'elle y est arrivée... »
« Vous voulez dire qu'on voulez tuer Monsieur Skolack ? »
« Pas tout à fait, le « meurtrier » devait sûrement tuer Joseph pour atteindre une autre cible... »
« Et bien maintenant que vous en parlez, cette boite, que vous m'avez montré, Monsieur Skolack l'a prescrite à votre père. Vous pensez qu'il était la cible ? »
« Peut-être bien. En tous cas, merci beaucoup de votre patience. Et souvenez vous dites tout à la police. Et bien, au revoir. »
« Au revoir. »

« Il sorti. »

« Je ne pense pas avoir couru de risque... La police n'a pas encore découvert le corps de mon père, d'ailleurs je devrais les appeler pour dire qu'il y a un sac noir suspect dans l'étang... Ainsi il retrouveront un certain Renard mort, et ne se douteront de rien quand je continuerais à me faire passer pour mon père. Ça devrait me laisser juste le temps qu'il me faut. Bon maintenant il n'y a plus de doute. La personne qui a tué mon père est celle avec qui il « jouait ». Malheureusement il ne m'a pas dit son nom... Il va falloir que je me débrouille... Dans la conversation qu'on a eut il y a bien un truc qui va m'aider... »

« Quelques jours plutôt »

« Bon Drest... Conduis tes sœurs chez leur grand-mère. Et toi tu fait comme tu veux, soit tu y reste, soit tu reviens. »

« Après un certain temps, celui qu'il faut pour faire l'aller-retour de chez Louis à chez les grands-parents, Drest revint. »

« Tu est donc revenu... »
« Oui. »
« Bien il faut que je te parles alors... Assied-toi. »
« Qu'y a-t-il ? Tu as l'air très sérieux... »
« Oui en effet, mais un peu nerveux aussi... »
« Pourquoi donc ? »
« Par ce que je vais te parler de ma mort prochaine... »
« Heu... Oui... mais tu sais on va tous mourir un jour au l'autre donc bon... »
« Oui peut-être, mais pas tous dans quelques jours... »
« Hein comment ça ? »
« Écoute moi bien, je participe a un « jeu » de mon plein gré. »
« Quel genre de « jeu » ? »
« Celui dont je n'ai parlé à personne, et où on peu se débarrasser de quelqu'un par tous les moyens, sans que la police sache quoi que ce soit. »
« Hein, mais c'est quoi ça ? »
« Bon écoute moi, je cherche à me débarrasser d'un homme, mais il y a une règle dans ce jeu, si j'en parle à quelqu'un, une des deux personnes doit mourir. »
« Pourquoi donc ? »
« C'est la règle, seul les joueurs ont le droit d'être au courant, et... »
« Attend un peu..!! Ça veut dire que maintenant je suis dans la partie aussi..!!? Mais je veux pas !! »
« C'est trop tard maintenant, tu aurais dû rester avec tes soeurs. »
« Mais... tu vas te suicider alors ? »
« Comment le sais-tu ? »
« Et bien au début de notre conversation, tu as dit que tu voulais me parler de ta mort prochaine. Donc tu vas me laisser jouer tout seul et toi tu vas te suicider ? »
« En effet, le jeu me dépasse, je sent que je vais perdre, et je ne peux pas faire ça. »
« Mais si tu te suicide, tu perds, non ? »
« Non, pas si je passe le relais avant. »
« D'accord. Mais avec qui tu jouais ? »
« Ça je ne peux pas te le dire, c'est à toi de le découvrir. »
« Mais... »
« Non pas de mais... Bon je dois aller me coucher moi. Je vais peut-être chercher du boulot, ou pas, je verrai après mon réveil. Bonne nuit à toi. »

« Retour au temps présent. »

« Et bien, voyons dans cette conversation... hum... Je pense bien avoir trouver... Il a perdu son travail il y a peu. La personne avec la quelle il jouait ne peut être que son ancien patron. Et c'est sûrement lui qui a pousser Joseph au suicide... Mais où vais-je le trouver... je ne sais pas où il vit, et on est que samedi, il ne sera sûrement pas à son travail.... Je sais, si il est vraiment l'adversaire de mon père il va sans doute passer à la maison, pour le voir... Je ne sais pas si il sait que mon père est mort... on verra bien... »

« Il retourna donc chez lui. En arrivant la maison était toujours aussi vide. Il s'assit dans le canapé où il était le jour où son père lui a tout dévoiler concernant le jeu, et attendit. Son attente ne fut pas longue, moins d'une demi heure après, l'ex patron de son père arriva... »

« Lyse !! LYYYSE !! Tu es là ? »
« Non elle est pas là ! »
« Ho mais... ne serait-ce pas là le fils de ce cher Louis ? »
« Si c'est moi... »
« Ah bien on veille au cadavre de son père. Hé hé ! »
« Avez vous poussé un certain Joseph au suicide ? »
« Tien... Comment sais-tu ça toi ? »
« Tout simplement, quand j'ai découvert le corps sans vie de mon père, j'ai commencé mon enquête, et j'ai appris que Joseph avait été retrouvé mort. De plus mon père m'a expliquer les règles de votre « jeu », soit dit en passant je suis votre nouvel adversaire. Et je me suis douté que vous saviez que Joseph et mon père étaient des amis. Vous avez essayé d'empoisonner mon père n'est ce pas ? »
« En effet oui. J'ai voulu l'empoisonner. Tu dois donc être au courant aussi pour les toxines dans le sang de Joseph ? »
« Oui en effet. Et je devine facilement ce qui vous a poussé à faire ça. Vous saviez que Joseph et mon père étaient amis, et donc vous vous êtes dit que vous pouviez vous servir de la confiance que mon père avait avec Joseph, pour lui faire avaler un médicament qui l'aurait tué. C'est donc pour ça que vous avez envoyer une boite avec ce médicament à son cabinet. Et dans le mot je suppose que vous expliquiez à Joseph la situation, car sa secrétaire m'a dit, qu'après avoir lu votre mot, il fit une drôle de tête. Ce qui expliquerait aussi la présence des toxines en flacon dans le colis, qui elles étaient destiné à Joseph. Vous lui avez parlé du jeu dans votre lettre, et du coup vu qu'il était au courant, il devait mourir, car c'est la règle. »
« Bravo tu est très fort. Plus que ton père en tout cas. Bon et bien si tu es mon nouvel adversaire, on va bien s'amuser, j'aurais eu le père et le fils. Il me manque encore la mère. D'ailleurs il faut que je la retrouve. »
« Comment ça ? »
« Ben ouais, elle était avec moi quand elle a découvert le corps de ton père, je lui ai fait passer une certain temps à la maison, mais elle s'est enfuie... Et je pensais la trouver ici mais non. »
« Je ne vous laisserez pas lui faire quoique ce soit... »
« On verra ça plus tard tu veux... Ciao !! »
« Attendez !!! »

« Trop tard, Ed était déjà parti, sans se retourner... »

« Où elle est celle-la encore... sûrement dans un endroit où elle pourra pleurer en paix... Ouais elle doit être au parc... »

« Ed se dirigea donc vers le parc. Lyse le reconnu de loin et pris la fuite. Ed arriva au niveau du banc où elle était. »

« Bon ben elle était pas la... »

« De son coté, Drest désespérait de trouver un moyen de joindre sa mère, quand il vit que son portable n'était plus là... »

« Génial elle l'a pris. Elle est donc revenu... Merde, si elle a vu le corps l'autre fois, encore pendu, elle a dû se demander pourquoi il n'y est plus... Je vais l'appeler... ... ... ... Allô maman ? »
« Drest c'est toi ? »
« Oui c'est moi... Cache toi vite, dans un endroit où l'on peut pas te trouver...! »
« Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Je comprends plus rien et j'ai peur. »
« Je ne peux rien te dire, mais tout ce que je te demande, c'est de te faire discrète un moment. Quand tout sera fini je te re contacterais. Mais jusque là, s'il te plaît, ne fais pas de bêtises et reste cachée... Et quoi qu'il arrive ne retourne pas voir Ed !! Tu m'entends, ne va plus le voir. »
« ... »
« Et merde !! Elle a raccrocher... Je dois la retrouver très vite. »

« Drest parti de la maison à la recherche de sa mère. Ed quand à lui, las de chercher Lyse de partout, rentra chez lui. En arrivant il demanda à ça femme si Lyse était revenu, mais elle lui dit que non. »

« Et merde à la fin ! Elle qui s'enfuie, l'autre con qui me colle son fils sur les bras maintenant... J'y étais... »
« De quoi tu parles ? »
« Non, je ne dois rien te dire. »
« Mais que me caches-tu ?!! J'en ai marre de te voir tourner en rond comme ça ! Tu m'as demander de jouer le jeu et de te suivre quoique tu fasses, mais tu ne m'as rien expliqué... Continue comme ça et je te dénonce à la police !! »
« Et pour quel motif ? Par ce qu'un mec que j'ai viré ne l'a pas supporté et s'est pendu ? Ça arrive très souvent se genre de chose, je n'aurais peut-être pas gain de cause à la fin mais ma peine ne sera pas lourde pour autant. Ça ne sert à rien. Fais moi simplement confiance, c'est tout ce que je te demande à partir de maintenant... »
« Mais mince !!! Comment veux-tu que je te fasses confiance ?!! Je ne sais même pas dans quoi j'ai mis les pieds en acceptant de te suivre !! »
« Il vaut mieux pour toi que tu ne saches rien... Bon et pour Lyse, elle finira par revenir... »
« Qu'en sais-tu ? »
« Je le sais, c'est tout... »

« Le téléphone sonne... »

« Tu peux décrocher ? »
« Oui j'y vais... ... ... Allô ? »
« Madame Edmond ? »
« Oui c'est moi. »
« Bien, c'est Drest Fry, le fils de Louis Fry, mais attendez ne dites rien... écoutez moi attentivement. Mon père est mort et j'en connais maintenant bien la raison. Votre mari et lui « jouent », et le but du jeu et que l'un des deux meure... Si votre mari ne vous dit rien, c'est par ce qu'il y a une règle qui veux que si une personne autre que les deux joueurs est au courant de ce qui se passe, une autre doit mourir. Et si votre mari ne vous dit rien, donc, c'est pour vous protéger. Mais n'allez pas croire que par ce que je vous en parle je vais vouloir vous tuer... Votre mari est près de vous ? »
« Non il est dans la cuisine pour se faire un café... »
« Très bien donc il ne vous a pas entendu parler ? »
« Non »
« Ok quand je raccrocherais vous lui direz que c'était un faux numéro, vous pourrez faire ça ? »
« Heu je veux bien, avec le nombre de choses qu'il m'a caché... »
« Bon écoutez moi bien maintenant. Savez vous où est ma mère ? »
« En ce moment non, mais mon mari dit qu'elle finira par revenir chez nous. »
« J'ai votre adresse vu que je vous ai trouvé dans l'annuaire.. Je surveillerais las lieux. Mais si jamais ma mère revient et que je ne l'ai pas vu, prévenez là du danger qu'elle court. S'il vous plaît ! Mais surtout pas un mot de cette conversation à qui que ce soit... »
« Heu... D'accord... »
« Ne vous en faites pas, tout ira pour le mieux, mais pour cela faites ce que je vous dis ! »
« Entendu. »
« Bien, maintenant je vais raccrocher, dites à votre mari que c'était un faux numéro, et si il insiste, et veux savoir pourquoi vous êtes restez au téléphone si longtemps, dites lui que c'est par ce que je ne vous croyais pas, et que j'étais sûr de ne pas m'être trompé de numéro. Au revoir »
« Oui compris, au revoir. »

« Après qu'elle eu raccroché, Ed ne lui demanda rien. Drest, quant à lui, il cherché un moyen de piéger Ed, et de faire en sorte que son père puisse se reposer en paix. Il alla voir la télé, aux informations, on annonçait la découverte d'un corps dans l'étang. »

« C'est bien je n'ai même pas eu à appeler la police... »

« La télévision est allumée, le journaliste parle: »

« Un corps retrouvé il y a peu dans l'étang, vient d'être examiné, selon les papiers présent sur la victime, il s'agirait d'un certain Monsieur Renard Jean-Michel. Hors se matin même, un homme du même nom s'est présenté au poste de police, pour déclarer un vol, celui de ses papiers. Le corps va donc devoir subir des examens, afin de savoir qui était cet homme que l'on vient de retrouver mort. »
« Et merde !!! Le mec il trouve plus sa carte vitale et il porte plainte... Mais c'est quoi ça !... J'aurais dû le prévoir que ce mec irait voir la police. Bon tant qu'ils ne trouvent pas l'identité du corps, j'ai un peu de temps... Mais pas beaucoup, je dois régler l'histoire dans la journée. »
« Toc toc !! »
« Qui est-ce donc... J'attends personne... Ah ! C'est peut-être maman... ! »

« Il se dirigea vers la porte, et l'ouvrit. Il ne s'agissait pas de sa mère mais d'un homme assez grand, avec une fine moustache. »

« Heu bonjour. Qui êtes-vous ? Et que puis-je faire pour vous ? »
« Je m'appelle Michel. Et je connaissais votre père. J'ai vu les informations aujourd'hui vous savez, et je sais que c'est lui qui à était retrouvé dans la flotte. »
« Comment le connaissiez vous ? »
« Il est monté dans mon taxi il y a peu. Il m'a raconté sa vie, et je pense que sa place est au ciel, par ce qu'avec ce qu'il a vécu... Quand même son ex-patron était un brave connard. »
« Ouais comme vous dites. »
« En tous cas je voulais que vous sachiez combien je suis désolé pour vous et votre famille. Ça doit être une perte très douloureuse non ? »
« Et bien oui ça l'est, mais j'ai tout un tas de choses à faire, le deuil attendra. Vous voulez rentrer boire un verre ? »
« Je veux pas vous déranger... »
« Non du tout venez, entrez donc... »
« Puis-je vous parler sincèrement ? »
« Bien sur allez-y, mais attendez, je vais chercher du café. »
« Un peu de whisky dans le mien s'il vous plaît. »
« D'accord... ... ... ... voilà les cafés. Que vouliez-vous me dire ? »
« Je sais tout. »
« Hein ?!!? »
« Excusez moi, NOUS savons tout. »
« Mais de quoi vous parlez ? »
« Ne faites pas l'innocent. Vous savez très bien de quoi je parle. »
« Non pas du tout. »
« Du jeu de votre père, avec André Edmond, du fait que vous ayez repris le flambeau après sa mort... Que d'ailleurs vous avez voulu maquillé. »
« Mais comment est-ce possible ? »
« Tout simplement, votre père ne connaissait pas tout le monde au sein du JEU, et j'en fais parti, c'est une petite société qui organi... »
« Oui c'est bon je sais ce qu'elle organise merci ! »
« Bien bien. »
« Venez en aux faits ! »
« J'y arrive. Donc comme votre père ne me connaissait pas, le JEU s'est dit que de le faire suivre par moi, ne serait pas une mauvaise idée. Car chaque joueur est suivi. Comme ça on peut les prévenir dès qu'ils font une erreur. »
« Et vous êtes là pour mon erreur ? »
« Bien vous comprenez vite. Et vous savez laquelle ? »
« Bien sur, j'ai prévenu la femme de Ed, et elle est encore en vie, alors que l'un de nous deux devrait être mort. »
« Bien !! »
« Vous allez donc me tuer ? »
« Ah : Pas bien. Non, bien sur que non. Seulement, que vous ayez prévenu sa femme, n'est pas vraiment le problème. »
« Ben quel est-il alors ? »
« Ça ne vous a pas paru étrange, qu'elle vous écoutes sans remettre en doutes ce que vous lui disiez ? »
« Comment vous savez que je lui ai parlé ? »
« Les lignes des joueurs sont sur écoute. »
« Forcément... Bien à vrai dire, c'est vrai qu'elle avait une certaine facilité à me croire... Non ?!!! Ne me dites pas que... »
« Si, c'est à elle de surveiller '' Ed'' comme vous dites. »
« C'est pas mal vicieux... Hé hé ! »
« Certes. Mais on a un problème... Votre mère c'est enfuie, et il y à de forte chance qu'elle finisse par retourner chez eux... Seulement ''Ed'' est très colérique, et depuis peu, il s'emporte pour un oui, pour un non. Et on a peur qu'il s'en prenne à votre mère. »
« Moi de même, c'est pour ça que je languis que tout soit fini. »
« Et bien sachez que c'est bientôt fini. Le JEU a décidé que vous alliez gagner. »
« Hein ? Pourquoi donc ? »
« Tout simplement par ce que Ed va trop loin. »
« OK. Et si vous êtes ici, c'est par ce que vous avez besoin de mon aide. Je me trompe ? »
« Non, vous avez raison. Donc écoutez moi bien. Dans deux jours, Ed ferra dans son sous-sol, une sorte de jeu sexuel. Il invite des amis a lui, et ils attachent une femme aux centre de la pièce, pieds et mains liés, de façon à ce qu'elle ne se débatte pas. Pendant le jeu, les hommes ont à leur dispositions plusieurs objets, allant du sex-toy aux armes, blanches ou à feu. Et chacun leur tour, ils dispose d'une demi heure pour faire subir à la femme ce qu'ils veulent. Bien sur elle a aussi les yeux bandés de façons à ce qu'elle ne puisse reconnaître personne. Et quand ils lui sont tous passés dessus, ils s'y mettent tous en même temps. Du moins c'est ce que la femme de Ed nous a raconté... »
« Mais c'est horrible !! »
« Oui en effet, et on pense, que la prochaine pour se genre de jeux, celle qui sera au centre de la pièce sera votre mère. »
« Non j'empêcherais ça. J'irais surveiller tous le jours si il le faut devant chez eux. De façon à l'intercepter quand elle arrivera. »
« Non au contraire. Appelez-la, et dites lui d'y retourner au plus vite. »
« Mais ça pas ? Vous êtes fou !! »
« Bon écoutes maintenant gamin !! Tu veux que sa finisse un jour ?!!! Alors fais ce que je te dis de faire et boucle la !! »
« C'est pas comme ça qu'on m'amadoue en général. Mais la, je le fais, mais juste pour ma mère... »

« Il prit donc le téléphone et dit à sa mère de retourner au plus vite chez Ed. Une fois que ce fut fait, Michel lui expliqua comment ils allaient piéger Ed. Le soir de ces fameux jeux, ils débarqueront avec la police, il se ferra arrêter, et en rajoutant quelques accusassions, il finira en prison à perpétuité. Même sil Ed n'est pas mort, le JEU déclarera Drest vainqueur. Les deux jours passèrent, et vint enfin le grand soir. Comme prévu, la mère de Drest était revenue. En la droguant avec des somnifères, Ed pu l'endormir le temps de l'attacher dans sa cave. Comme prévu, Ed fit descendre dans sa cave des amis à lui, 7 au total. Les jeux peuvent commencer. Le premier prend un scalpel, et commence a entailler les bras et les jambes de Lyse. Sans oublier bien sur de la violer. Le second quand à lui, pris le fer a souder, et, sûrement par sadisme, s'amuser à le planter dans les plaies faites par le premier. Et ainsi dessuite. Pendant ce temps, Drest et Michel arrivent chez Ed avec la police. La femme d'Ed les accueilles. Elle avoue à Drest, qu'elle est de mèche avec Michel. Ils entrèrent accompagnés de trois agents. La femme d'Ed explique que d'ici 10 minutes, si il descendent dans la cave, ils les trouveront tous sur Lyse. Ils attendirent. Les 10 minutes passées, Drest part en courant à la porte de la cave, l'ouvrit et vit les 7 hommes ''sur'' sa mère. »

« Bande de connards, cassez-vous d'elle !! Police arrêtez-les !!! »

« La police descendit à son tour. Les trois hommes séparent les 7 et les arrêtent, ainsi Ed. Ils finissent par détacher Lyse. Elle tomba au sol, elle était encore sous le choc. Drest sauta sur le scalpel qui avait servi à mutiler sa mère, et avec, égorge Ed. Son corps tombe au sol, son cou déversant tout le sang du corps. Son cadavre fini par baigner dans une mare de sang. »

« Mon mari !! Non ! »
« Mais voyons madame vous saviez ce qui devait arriver. »
« En effet Drest, on savait tous comment ça allé finir. »

« Pan...!!! Un coup de feu parti de derrière Drest. Le policier qui avait détacher sa mère lui tira une balle dans le dos. »

« Bien, cette blessure va nous laisser le temps de tout t'expliquer avant que tu ne meures... Par ou commencer... Ah je sais. Ta mère, elle jouait avec ton père, elle voulait le tuer. Tout ce temps elle jouait. Par chance, le patron de Louis, jouait aussi avec lui. Ton père jouait contre les deux. Quand il est mort, les deux avez gagner, mais le problème est, que ton père, ayant senti sa fin arriver, il te passa le flambeau... Du coup les deux se sont retrouver avec un nouvel adversaire. Toi. »
« Maman... Comment, pourquoi ? »
« Si tu permets, je parle à sa place. Elle avait envie de changer de vie. Elle m'a tout raconté, elle savait que je faisais parti des surveillants, et que je devais surveiller mon mari. Quand elle a appris que lui aussi jouais contre ton père, elle à décidé de ce servir de lui. Tout comme lui s'est servi d'elle. Mais sans savoir qu'elle jouait aussi. Il fallait donc qu'elle fasse semblant au près d'Ed, en particulier quand elle découvert le corps de ton père. Elle a aussi du subir toutes les sautes d'humeurs d'Ed. Elle a même accepter de se laisser torturer se soir, si sa pouvait lui permettre de gagner. Elle était vraiment prête à tout pour ça. »
« Mais les trois policiers ? Que font-ils ici alors ? Pourquoi les avoir fait venir ? »
« Et bien se sont tous trois des surveillants. D'ailleurs à se sujet... Lyse tu as tricher. On ne peut donc pas t'accorder la victoire. »
« Comment ça elle a tricher ? »
« Le type qui t'a tiré dessus. Il en avait pas le droit. Aucun surveillant n'a le droit de blesser ou tuer un jouer. Si il t'a tiré dessus, c'est par ce que ta mère l'a soudoyer. Elle a donc triché. Et par conséquent, bravo gamin c'est toi qui à gagné. Ta mère va être récupéré par nos services et elle recevra sa punition. Ne t'attends pas à la revoir de si tôt... »
« De toute façon je vais mourir... »
« Mais soit pas con... Le types ne t'as pas tué, t'écoutes pas ou quoi ?! Il a pas le droit de te tuer, tu as très mal c'est normal, et le sang qui coule n'est pas à toi... C'était une bille de peinture couleur sang, allez lève-toi. »
« Mais si il a était payé, pourquoi ne m'a-t-il pas tué. »
« Par peur de la punition sans doute. Il a jeté le pot-de-vin reçus, et nous a dit ce qu'il s'était passé. Du coup c'est pour ça que je suis venu te chercher, afin de t'aider. Voilà, tout est dit, tu as gagné, même si ce n'est pas toi qui as lancé la partie. »
« Mais on fait tout ça pourquoi ? »
« Y a pas vraiment de gains, si ce n'est tous les biens des perdants. Tu récupères donc la maison de tes parents, et leur fortune, ainsi que celle de Ed, sa maison et sa femme si elle le veut. Bon amené Lyse loin d'ici, qu'elle soit punie. »
« Michel ! Je refuse ''d'appartenir'' à ce merdeux. Il a tué mon mari. »
« Bien et que comptes tu faire alors ? »
« Et bien comme le dit notre devise... La vie est un jeu. Je décide de me débarrasser de mon statut de surveillante, et je joues contre Drest. »
« Bien, Drest tu es d'accord ? »
« Bien sur, elle savait se que faisait ma mère, et l'a laissé faire... »
« C'était sa volonté ! »
« Volonté ?! Et puis quoi encore ?! Il fallait l'empêcher de faire ça. J'accepte de jouer, mais à une seule condition. Si je gagne, vous devrez m'expliquer pourquoi elle a voulu tuer mon père. »
« Ça marche, mais tu as encore le temps de te rétracter tu sais. »
« La vie est un jeu. »


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